CHAPITRE XI Y
CONSTITUTION POLITIQUE DU MINISTÈRE DANS LES PREMIERE TEMPS, CONSIDÉRÉ RELATIVEMENT AUX PERSONNES.
Puisque la fonction de l'ordre politique est déjuger et de combattre, le devoir de chaque membre de l'ordre était de rendre son esprit et son corps capables de remplir les fonctions morales et physiques auxquelles il était appelé. De là suivait la nécessité d'une éducation physique à la fois et morale, religieuse et politique, domestique pour chacun dans sa famille, et dès ses premières années; publique pour tous dans les établissements publics, et pour un âge plus avancé; et cette éducation obligée pour chacun aurait dû être uniforme pour tous, parce que l'État doit l'éducation à tous ses ministres, comme il doit des armes à tous ses soldats.
Dans les temps anciens, les enfants des premières famillo recevaient une longue éducation dans les monastères fondés par leurs pères, et ceux d'un rang inférieur étaient élevés comme pages dans les maisons cl à la cour des premiers. « Aussi, » disent les Mémoires déjà cités sur l'ancienne chevalerie, « la chevalerie avait recommandé à ses premiers disciples » de s'appliquer également aux lettres et aux armes; et un » ancien poëte, dans une ballade dont chaque couplet se ter- » mine par ce refrain :
« Ces chevaliers ont honle d'être clercs, «
» regrette le temps où l'étude des arts libéraux était réserver » au\ ministres de la société. »