‹ Œuvres de M. et Mme Favart; leur vieChapitre 12 sur 88 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

L'ÉVEILLÉ, FINETTE, NICETT^E.

FINETTE, retirant l'Éveillé.

Eh 1 gué, gué, gué, gué, comme il y va! La la la la la la la la la la la la la.

l'Éveillé.

Me v'ià pris comme un renard.

MCETTE.

l'aiili ! ma cousine Finette, vous êtes bian insupportable lie venir nous interrompre comme çà mal à propos.

FINETTE

Oui da !

Am : L'iiuirc jour, Colin, d'un air badin. (.\ rÉveillé.) Avec ce tenJron, Vous vouliez doue Ici me t'iure niche.

Qu'appréhendez-vous?

FIISETTt.

Craignes mon courroux.

l'Éveillé.

Queu transport jaloux !

Je ne lui fais pns les yeux doux.

FI. NETTE

Ue couler fleurellc Vous n'êtes pas chiche ; Laissez là Nicette, Tôt que l'on déniche.

Pour celle poulclle, L'Eveillé me triche.

i»^ FAVAHT.

Tout prèl d'être mon mari!

Fi!

l'Éveillé.

Air : Tourloui irette, Ikonfa.

Écoutez-moi, belle brunette, Et calmez ce brusque dépit, (Il rit.) FIINETTE.

Je crois encor qu'il en rit.

l'Éveillé.

C'est... c'est... c'est que Jiicettc Charclie partout de l'esprit...

Queu mal fait-on quand on l'instruit ?

NICETTE

Air : Tarare, ponpon.

M'empccher d'en avoir ! vous n'êtes guère bonne ; Mais il m'en donnera Pour cette bague-là.

FINETTE

Doucement, ma mignonne : Je lui défends.

NICETTE

Pourquoi ?

FINETTE

Oh! l'Éveillé n'en donne Qu'à moi.

NICETTE

Eli mats, vous en avez tant !

FINETTE

On n'en saurait trop avoir.

NICETTE

Laissez-la dire, monsieur l'Éveillé. Donnez-m'en tou^ jours.

l'éveillé.

Aiii : C'est la chose impossible.

Oh ! Finette ne le veat pas.

NICETTE

Fii.iichemeDt, cela me cliagrine.

Que dois-jc faire en pareil cas?

Ayons recours à ma cousine.

Je compte sur vous pour cela :

Donnez-m'en donc?

l'Éveillé.

Qu'aile est risible ' C'est la la la la la la la la, C'est la chose impossible.

FIMETTE.

Alloz, rÉveillé se moque de vous ; ça ne se donne point, ça vient tout seul.

NICETTE

Kl quand ça vient-il donc?

FINETTE

Dame ! ça vient... ça vient quand ça vient; queu question elle, fait là !

NICETTE

Ain : Ah ! ah ! ah ! venez-y toutes, les belles jeunes lilles, moudre. Ne puis-je savoir comme Cet esprit me viendra?

l'Éveillé.

Ce sera Lorsqu'auprès d'un jeune homme, Le petit cœur fera Ti ta ti ta ti ta ta, Et que vous sentirez naître Un désir pressant de connaître Ce qui cause ça.

NICETTE

Je n'v entends rien.

.it) FA V ART.

l'kveim.é.

C'ost que vous ne savez pns ce que c'est que l'esprit.

MCETTE.

Qu'est-ce que c'est donc ?

I,'ÉVEn,LÉ.

L'esprit? c'est... c'est une belle chose !

Eh bien !

l'éveillé.

Ça sart biaucoup aux filles.

N! CETTE

Eh bien?

l'éveillé.

C'est...

FINETTE

Oh ! c'est, c'est... qu'elle aille apprendre d'Alain ce que c'est.

l'éveillé.

Pargué, ça doit faire un bel attelage !

Air : Ah ! qne Colin l'autre jour me fit rire. Qu'il vous en donne; Alain en est le maître.

NICETTE

Alain, Alain ! cela pourrait-il être?

On dit, hélas !

Qu'il n'en a pas.

l'Éveillé et finette, en s'en allant.

Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ali, ah, ah, ah, ah, ah !

l\ CHERCHEUSE D'ESPRfï.

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