MADAME MADRÉ, NICETTE
MADAME MADRÉ
Que faites-vous ici, petite lilie? Âh ! ah! voilà un lichu plaisamment mis.
NICETTE
Dame ! je suis si simple * !
MADAME MADRÉ
Pourquoi ces fleurs dans vos cheveux? Voilà qu'est nouveau. Je ne prétends pas que vous vous ajustiez comme ça ; quand vous serez mariée, à la bonne heure : on ne trouvera plus à redire à vos actions.
Air ; Baise-moi donc, me disait Biaise. A voire gré vous pourrez faire.
Eh bieu ! eli bien ! mariez-moi, ma mère ■ Que ce soit plus tôt que plus tard ; Car, tenez, j'ai tant de bêtise, Que je pourrais bien par mégard Faire encore quelque sottise.
MADAME MADRÉ
Votre mariage va se terminer tout à l'heure. Votre main futur est chez nous.
NICETTE, vivement.
Est-ce que vous le savez?
MADAME MADRÉ
Eh! vraiment oui.
* Eiiliu Nicetlc n'est plus simple.
LA CHERCHEUSE D'ESIMIIT. 7i»
NICETTE
Vous Tavoz donc vu entrer'?
MADAME MADRÉ
Eh oui ! vous dis-je... Qu'elle est bête !
NICETTE
Et vous me permettez (pie je me marie avec lui, non avec d'autres?
MADAME MADRÉ
Oui, oui! esprit bouché! je le permets, je le veux, je l'ordonne, et vous serez ensemble dès demain.
MCETTE.
Que je suis contente !
Quel empressement! Où court-elle?
NICETTE
Alain ! Alain !
MADAME MADRÉ, voyant sortir Alain de rlipz olle, avec M. Snhtil.
Que vois-je * î