‹ Œuvres de M. et Mme Favart; leur vieChapitre 62 sur 88 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

SOLIMxVN, UN MUET, qui présente à genoux uiio leUre de la p.iri d'Eliuire.

SOMMAN.

Qu'est-ce? C'est de la part de la sultane Elmire. Lisons. Que peut-elle m'écrire?

Je sens qu'elle doit s'alarmer.

(11 lit.)

<( Sultan, ta parole est sacrée:

« Roxelane est à moi, je puis en disposer ; « Je venge Ion pouvoir, qu'on ose mépriser ;

« Une saïque préparée, « Pour jamais, à l'instant éloigne de ces lieux

« L'esclave que tu m'as livrée.

« Tu ne reverras plus un objet odieux;

« El je t'épargne ses adieux. »

(Apres avoir lu, il frappe des niaiiis. \ ce signal, les noirs, les muels et les bostangis paraissent, reçoivent ses ordres et courent les exécuter.)

Noirs, muels, boslangis, il y va de la tête ; Qu'on cherche Roxelane : allez, et qu'on l'arrête. Je ne la verrai plus ! Ah ! quelle trahison !

Je suis juste, Elmire a raison :

J'ai donné Roxelane... Ah ! trop barbare Elmire,

S'il faut vous payer sa rançon, Prenez tous mes trésors et tous ceux de l'empire ;

Mais j'exige sa liberté.

(Au muet qui lui a apiturlé la lettre d'Elmire.)

Annonce-lui ma volonté.

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