VERS A MADEMOISELLE ARNOULT
Pourquoi, divine enchanteresse.
Me troubles-tu par tes accents?
Tu me fais sentir une ivresse
Qui ne va pas jusqu'à tes sens.
Peut-être que, dans ma jeunesse,
Mon bonheur eût été le tien !
Je t'aime, et le temps ne me laisse
Que le désir... Désir n'est rien.
Tais-toi... Mais non... non, chante encore :
Qu'avec tes sons voluptueux
Mon reste d'âme s'évapore.
Et je me croirai trop heureux !