‹ Œuvres de M. et Mme Favart; leur vieChapitre 86 sur 88 · VERS A MADEMOISELLE ARNOULT · texte numérisé non relu

VERS A MADEMOISELLE ARNOULT

Pourquoi, divine enchanteresse.

Me troubles-tu par tes accents?

Tu me fais sentir une ivresse

Qui ne va pas jusqu'à tes sens.

Peut-être que, dans ma jeunesse,

Mon bonheur eût été le tien !

Je t'aime, et le temps ne me laisse

Que le désir... Désir n'est rien.

Tais-toi... Mais non... non, chante encore :

Qu'avec tes sons voluptueux

Mon reste d'âme s'évapore.

Et je me croirai trop heureux !

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