COLIGNI, HENRI, L'HOSPITAL
l'hospital.
Sire, et vous, Goligni, c'est Charles (jui m'envoie. Ouvrez tous deux vos cœurs à la publique joie : Lorraine à l'instant même arrive en ce palais; Et selon vos désirs il a réglé la paix. Tout le peuple à grands cris bénit cette journée. C'est peu que d'un saint nœud la pompe fortunée, Faisant cesser la haine entre deux jeunes rois , Mêle au sang des Bourbons le sang de nos Valois Cette douce union doit être cimentée
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Par les liens communs d'une; paix respe(;téo.
On respire; un jour pur se lève enfin sur nous;
Le bonheur des Français sera signé par vous.
Les arts consolateurs vont embellir nos villes:
Ils feront oublier ces discordes civiles
Où le fer, sans pudeur brisant tous les liens,
Répand des deux côtés le sang des citoyens.
A remplir cet espoir le jeune roi s'empresse :
Sa mère en a versé des larmes d'allégresse.
Tous deux avec la cour vont se rendre en ces lieux.
Pour moi, dont cette cour a fatigué les yeux,
Moi, témoin trop tardif de quelques jours prospères,
Si proche du cercueil où m'attendent mes pères.
J'aurai vu le bonheur de la France et de vous;
Et mes derniers soupirs m'en paraîtront plus doux.
COLIGNI
O vertueux Vieillard, dont la gloire est chérie! Vivez long-tems pour nous; vivez pour la patrie; Soyez toujours l'oracle et l'appui des Français. C'est à vous, l'Hospital, que nous devons la paix : Sans vous nous périssions; votre prudence active Aux maux des deux partis fut sans cesse attentive. Hélas! bien loin de vous, dans les jours du malheur. Votre nom prononcé calmait notre douleur; Votre image aux soldats était toujours présente. Lorsqu'on leur annonçait une loi bienfaisante, Ils disaient : L'Hospital a dicté cette loi ; Mais, quand ils apprenaient par le public- effroi
Quelque édlt révoltant, quelque grande injustice, Ils disaient : L'Hospital n'en est point le complice.