SCÈNE V
CHARLES, CATHERINE, LORRAINE, GUISE
COrRTISANS, GARDF.S, PAGES.
C ATFIKR INi;.
Il sorf Je vois entrer nos vaillantes cohortes.
GUISE
Rangez-vous près du Roi,
LORKAINE.
Fermez toutes les portes.
Où donc est l'Amiral ?
lllusti^s Conjurés, Des vengeances du Ciel Ministres révérés ! Que la rébellion, que le crime s'expie : Le trône est attaqué par une secte impie. Accusant chaque jour le trop lent avenir, Yos cris semblaient hâter l'instant de la punir : Votre juste fureur, trop long-tems retenue. Peut éclater enfin. La nuit, l'heure est venue: Faites votre devoir; et, comblant nos souhaits, Sachez de votre roi mériter le* bienfaits.
GUISE
Sitôt que le signal se sera fait entendre, Vous verrez qu'à ce prix nous pouvons tous prétendre. Nous partirons. Madame, aux accens de l'airain Qui va sonner pour nous dans le temple prochain. Ma main, je l'avoûrai , dans une nuit si belle, Voudrait seule immoler tout le parti rebelle; Mon cœur même conçoit un déplaisir secret, Et, plein d'un tel honneur, le partage à regret. Mes compagnons du moins sont dignes de me suivre, De cueillir les lauriers que le Destin nous livre,