‹ Œuvres de M. J. ChénierChapitre 150 sur 236 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Page aay , vers 2 et i.

Le sort m'a refusé, je ne veux point le taire, D'un long amas d'aïeux l'éclat héréditaire;

Le père du Chancelier de l'Hospital était médecin du Connétable de Bourbon, et petit -fils d'un juif d'Avignon, si l'on •en croit Varillas.

Ihid.

Page '^'27, vers 10 et 11,

Ah ! Suger, Olivier, de qui les noms vantés Seront de siècle en siècle à jamais répétés :

Suger fut ministre ou sénéchal sous Louis VII; Olivier fui chancelier de France sous Henri II. La vertu du Chancelier Olivier est vantée souvent dans les épîtres latines du Chancelier de l'Hospital , qui lui succéda immédiatement.

Ibid.

Page 228, vers 2 et 3.

La paix a de nos maux trois fois rompu le cours;

I. Cet ouvrage , posthume, est intitulé : Tableau historique des progrès de t Esprit humain. ( Note de l'Éditeur. )

28o NOTES.

Et, toujours étouffés, ils renaissent toujours.

La première paix entre les protestans et les catholiques fut conclue en i563 , très-peu de tems après l'assassinat du duc François de Guise. La seconde fut conclue en i568 : elle est connue sous le nom de Paix de Lonjumeau. La troisième fut conclue en 1570 à Saint-Germain. Cette troisième paix ne fut proposée, de la part de Catherine de Médicis ,cjue pour attirer à Paris les chefs du parti protestant.

Ihid.

Page 229, vers 5.

Comment déterminer les bornes des pensées ?

Des philosophes ont réclamé long - tems la tolérance reUgieuse ; mais ce mot de tolérance est très-déplacé quand il s'agit d'opinions métaphysiques. Dans un pays libre, on doit avoir la liberté la plus illimitée de manifester ses opinions, sauf à être puni d'après la loi, si les opinions manifestées ont pu nuire à la société ; mais , en fait d'opinion, la calomnie seule est nuisible, la calomnie seule est punissable : tout le reste doit être indifférent.

La liberté religieuse n'est encore établie sur la terre que dans la l'épublique française et dans quelques provinces de l'Amérique septentrionale ; et ces contrées sont les seules , jusqu'à ce jour, où les hommes aient joui d'une véritable liberté.

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