‹ Œuvres de M. J. ChénierChapitre 179 sur 236 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

Et, toujours étouffés, ils renaissent toujours. Il faut détruire enfin ces germes homicides; Mais vous ne donnez, vous, que des conseils timides. Complaire tour à tour aux partis opposés: Voilà , dans tous les tems , ce que vous proposez. Unissons , dites-vous , protestant , catholique ; Et vous ne songez pas que votre politique Fomente autour de nous des troubles éternels; Qu'elle offense l'Etat, qu'elle insulte aux autels! Ce projet trouverait un obstacle invincible : On n'exécute rien, quand on veut l'impossible. Je ne demande point la guerre et les combats : Ils n'ont que trop duré ; mais, dans tous les États, Il faut, et c'est à vous. Monsieur, que j'en appelle, Une religion constante, universelle.

Solide, et craignant peu le vain emportement Du peuple, qui toujours se plut au changement. Choisissons désormais. Ces deux cultes contraires Enfanteraient encor des malheurs nécessaires : Un seul doit réunir nos peuples et nos rois ; Et tous les protestans sont ennemis des lois.

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