‹ Œuvres de M. J. ChénierChapitre 222 sur 236 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LES PRÉCÉDENTES, LA MA.RQU1SE d'ORVIGN Y , LE CHEVALIER DE BELFORT.

LA VIDAME

Eh ! bon jour, ma chère Marquise : il y a des siècles que nous nous étions perdues de vue; et j'en faisais à l'instant la complainte la plus amère. Des sièges ! Voulez-vous que l'on vous serve du thé ?

LA MARQUISE

Non : je viens d'en prendre chez Cydalise. Le voisinage m'a rappelé que je vous devais une visite; et j'ai cru que vous me permettriez d'attendre chez vous Dorimon, que j'ai promis de reconduire.

LA VIDAME

Je suis à vos ordres, Madame; et, quoique Dorimon m'ait abandonnée depuis long-tems, je ne le reverrai pas sans plaisir : vous savez combien j'honore les gens de lettres.

LE CHEVALIER, à la Vidame.

Pour moi, Madame, j'ose me flatter que vous m'attendiez.

LA VIDAME

Chevalier, vous savez que vous n'êtes jamais de trop , et vous venez à propos pour que je vous régale d'une nouvelle. Croi riez-vous que la Vicomtesse vient

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