Acte III, scène m, page -286, vers 24 et suiv
Et plus loin, le malheureux persévérant dans le projet d'entraîner dans sa chute un monstre dont les horreurs ont lassé son esclavage :
Tibère, osant pleurer les malheurs qu'il a faits,
Sur ses propres agens punirait ses forfaits !
Non, vous ne l'aurez point ce sanglant privilège :
11 faut que de Pison le juge sacrilège.
Plus fidèle aux devoirs qui lui sont imposés,
Descende en criminel au rang des accusés.
TIBÈRE
Je n'y descendrai point: je saurai vous confondre; Et déjà d'un coup-d'œil je pourrais vous répondre. Si l'on hait ma puissance, elle inspire l'effroi.
.l'abandonne mes jours : elle a fini pour moi.
TIBÈRE
Non, vous avez un fils, vous la craindrez encore. ]hid. tbid. page 288, vers 20 et suiv.
ïrait admirable , qui rouvre la source de la terreur et de la pitié dont se remplit le reste de l'ouvrage. Par ces seuls mots, l'action est renouée, et l'intérêt accru. Pison, révolté d'un opprobre qui enveloppe jusqu'aux derniers membres des familles , persiste dans sa résolution : ses adieux remettent la vengeance à demain. Un seul hémistiche clôt ce débat terrible... Adieu! dit Tibère,
Demain ! la nuit me reste.
Ihid. ibid. , page 291 , vers 2.
Et Séjan survient. L'Empereur lui ordonne de faire périr son ennemi dans une sédition simulée , à laquelle les ressentimens d'Agrippine serviront de prétexte. Les ressorts du soulèvement et la promesse des salaires qu'il doit aux subalternes auteurs du crime fournissent matière à un dialogue précis et frappant.
jÉ JA N.
Natta, Balbus, Afer, nos zélés orateurs?
TIBÈRE
Du crédit, des emplois d'édiles, de questeurs.