‹ Œuvres de M. J. ChénierChapitre 68 sur 236 · D'AMBOISE, TURENNE · texte numérisé non relu

D'AMBOISE, TURENNE

TU RENNE

Jour heureux! c'est le Ciel qui t'amène. D'Amboise , est-ce bien toi? toi, l'ami de Turenne? Viens dans mes bras.

d'à M BOISE.

Arrête. Avant de m'y presser, Dis-moi quel est celui que je dois embrasser.

TURENNE

Tu peux...

d'amboise.

Envers son Dieu Turenne est-il perfide?

Tu rougis.

TURENNE

Cet accueil m'afflige et m'intimide.

( A part. )

Saurait-il...

d' AME OISE.

Un transfuge au camp s'est présenté.

TURENNE

Un transfuge? Il a dit...

d'à M BOISE.

Il a tout raconté.

I02 AZEMIRE.

TURF.NNE

Ciel! qu'en tcnds-jc ?

d'amboise.

Il prétend que, chéri d'une reine, Sensible à son amour....

TURENNE

Il a dit vrai,

d'abiboise.

Turenne !

TUREWNE.

Ah!

d'amboise.

Tu n'oublîras point ton Dieu ni ton pays : Bouillon l'espère encore; et moi, je l'ai promis. L'attente des chrétiens ne sera point frivole : Je l'ai promis, te dis-je, et je tiendrai parole. ïu sais, je sais aussi tout ce que je te doi; Je t'aime, et je n'ai point oublié que sans toi Sous des glaives nombreux ma valeur terrassée Aurait trouvé la mort dans les champs de Nicée. C'est mon tour aujourd'hui d'être le bienfaiteur : Tu m'as sauvé le jour; je te rendrai l'honneur.

TURENNE

D'Amboise, il faut parler: ton amitié m'est chère; Mais aux vœux des chrétiens je ne puis satisfaire.

d'a3ïboise.

Tu le crois.

TURENNE

Un ami n\i rien à te cacher;

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