‹ Œuvres de M. le comte de Montalembert (volume 4)Chapitre 50 sur 53 · MINIS · texte numérisé non relu

MINIS

Les tomes Vil et VIII sont sovs presse.

l! Union, la Gazette de France, le Monde, le Corresporidant et plus de vingt jour des départements ont parlé de cet ouvrage de la manière la plus favorable, au ] de vue de Tabondance des documents nouveaux et de Timpartialité des appréciât à mesure que les volumes se sont succédé. Voici comment M. de Riancey appréc sixième volume dans Y Union :

€ Nous n'apprendrons [certainement rien à nos lecteurs en leur disant avec infatigable zèle et avec quel légitime succès M. Alfred Nettement continue belle œuvre, vrai monument de savoir, d'impartialité et de justice, qui est YHii de la Restauration. Cinq volumes, placés dans toutes les mains intelligentes et plaudis par tous les cœurs dévoués et généreux, l'attestent assez.

a Nous ne voulons aujourd'hui qu'annoncer la publication du sixième tome ( grand ouvrage. C'est un volume de huit cents pages, où s'achève le récit du règr Louis XVIII, et où paraît celui du ministère de M. de Villèle, de 1821 à 1824.

0 Quel espace de temps que ces années! Avènement de la droite aux affaires; spiralions de Béfort, deSaumur et de la Rochelle; débats parlementaires sur la pr sur le budget, sur la politique étrangère; événements de Madrid; congrès de Vér guerre d'Espagne; exclusion de Manuel; dissolution de la Chambre et triomphe droite dans les élections; la loi de la conversion des rentes; les procès politique septennalité , et enfin la maladie et la mort du roi : voilà le cadre des faits milieu de ce cadre apparaissent vivantes les grandes figures politiques : le vie

tiieu de Montmorency et le vicomte de Chateaubriand à Vérone, le général Foy à h me, le duc d'Angouléme au Trocadéro, M. deVillèlc, M. de Corbière, M. de •onnet au ministère, le comte d'Artois an pavillon Marsan ; et, aa-dessus, le roi ; ses rares qualités et ses incontestables défauts, la dignité de son sentiment royal i regrettable insouciance de l'avenir; le roi, de qui M. Nettement trace un porqui est le dernier mot de l'histoire, parce qu'il est l'arrêt sans appel de la vérité. La lâche, certes, est des plus délicates et des plas rudes; à mesure qne M. Netmi y avance, il y déploie plus de fermeté, de tact, de gravité et de puissance. Le clère éminent de son œuvre, qui est la recherche profonde et intègre du vrai, rit dominant de son livre, qui est la conciliation dans la justice, grandissent et vent encore à chaque degré qu'il parcourt et qu'il monte. Il est d'une sincérité et d'une franchise que rien ne saurait altérer ni atteindre; il l'un respect inébranlable pour les principes, d'une équité sans faiblesse et sans )laisance pour les hommes, d'une élévation dans les jugements qui met chaque )nnage et chaque acte à son rang et dans son jour, avec une sérénité qui n'exclut la passion et ménage l'émotion et l'indulgence.

De la sorte M. Nettement garde toute son autorité. Il a droit d'imposer crédit et ance, parce qu'avant tout il parle la main sur la conscience et ne cache rien, i, quand le lecteur arrive de soi-même, et sans y être ni contraint ni entraîné, à nclusion générale qui ressort de l'œuvre entière; quand il rend hommage à la ure des intentions, à la loyauté des résolutions, à la grandeur des résultats, à la Dérité de la nation et à la probité du gouvernement durant cette époque que le •aste exalte et glorifie de plus en plus , il sent que rien n'est plus libre que son adhérien plus volontaire que son admiration. C'est le meilleur triomphe de l'historien. I. Nettement, — est-il besoin de l'ajouter? — prend au commerce de ces hommes snts dont plusieurs lui ont laissé des souvenirs intimes et des témoignages inédits ) haute valeur, M. de Villèle entre autres» une sûreté et une vigueur d'apprédaqu*on ne saurait trop louer. Son style éloquent, chaleureux, semble se resserrer la dictée des événements; il prend plus d'austérité sans perdre de son élégance; lus de nerf encore sans avoir moins de grâce. C'est le vrai langage de l'histoire. )e plus autorisés que nous l'ont dit déjà à notre ami et le lui répéteront avec la ige qui lui est due. Notre affection, que rien n'aveugle, se borne à servir de héraut ccès qui l'attend et que lui réservent à l'envi les gens de goût, de cœur et de foi. SxtraitderUmim,du3amll««8.) « HenRY ^^ Riancet. i

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