‹ Œuvres de M. le comte de Montalembert (volume 4)Chapitre 51 sur 53 · MÉDITATIONS SUR LÀ PHILOSOPHIE ET SDR L'HISTOIBE · texte numérisé non relu

MÉDITATIONS SUR LÀ PHILOSOPHIE ET SDR L'HISTOIBE

ll««¥eUe édltton, e«rrl«ée, aucmcntée et précédée d'ime prétaee

Par m. Alfred NETTEMENT i volsme i&-18 jisiu. — Prix : 2 francs 50 oontimes

Ruines : ce titre résume l'ouvrage de M. Alfred Nettement. L'auteur s'ftonne, au d'une civilisation matérielle en progrès, du vaste renversement d'idées et de lents qui afflige les regards ; il se demande quelles sont les causes de cette clion,d'où vient la société, où elle en est, où elle va?

C'est la mètoe question <cft'on trotve, ufirès It vévohitKm de 4830, daos la bou< de trois hommes bien différents d'esprit, d'aptitudes, d'opinion : Victor Hugo, dans chants du Crépuscule; Ozanam, dasis sa Comtfondaaee avec sa mère et ses an M. le Play, dans la Réforme sociale en France.

La réponse se présente à l'imagination de l'Auteur des Huines sous la forme d'i vision historique. Il voit les tr^is générations de destructeurs se lever successivem dass le vaste champ des siècles. Luther, Calvin, et leurs compagnons, démoliss dans la région des croyances religieuses; Voltaire, Rousseau, dans la régkm des id philosophiques ; les révolutionnaires de la fin du diK-huitième siècle dans la région < faits. L'Auleur met ces générations successives de destructeurs en présence. Ces philosophie de Thistoire des quatre derniers siècles, mais une philosophie de l'histc vivante, animée, personnifiée dans les divers hommes qui ont représenté ces U époques, et se mouvant dans un drame d'outre-tonabe.

M. Alfred Nettement, quand il fit paraître pour la première fois cet ouvrage, é1

à l'époque de la vie où l'imagination est dans toute sa verve et dans toale sa pu

sance. Sans en modifier le plan, il en a contrôlé les détails avec le jugement, ce

faculté d'arrière-saison; il a ramené quelques ions un peu criards à l'harmonie géi

raie; et enfin, profilant des enseignements des trente dernières années, il a donn

l'ouvrage, continué jusqu'à nos jours, ce qui lui manquait, une conclusion. «

recommençant à vivre avec cet ouvrage, dit-il, je me suis aperçu que le regret el

découragement y dominaient trop. On n'y voyait pas «ssez bien cette invincible es]

rance, dont l'Église, avec sa sagesse inspirée, a fait une vertu, parce qu'il faut espé

pour combattre; et que le cooibat esft la loi de notre existence ici-bas.... Les ffui

qui s'ouvrent par un gémissement finissent par un Surmm corda et un cri d'espérai

jeté vers le ciel. »

Il ne reste qu'une observation à présenter sur les notes qui fortifient le texte sans surcharger.

a II m'eût été impossible, dit l'Auteur, de conserver à mon œuvre soncaracti poétique et dramatique si j'étais entré dans de trop longs développements. Je procéi donc un peu à la manière de ces architectes du moyen âge, qui obtenaient, à l'ai de contre-poids et de contre-forts rejelés en dehors de l'édifice, la légèreté et l'élégar nécessaire à l'architecture intérieure de ces monuments, aux colonneltes sveltes aériennes et aux cintres légers, comme ces arcs-en-ciel qui paraissent soutenir la mai des nuages. J'ai placé dans des notes reléguées à la fin de chaque partie, les preo^ qui auraient alourdi le texte. Ces notes ne sont en aucune façon des hors-d'owv; ce sont les pièces justificatives du procès intenté aux destructeurs. »

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