DANS LES COLONIES FRANÇAISES
taine; enfin, je me hâte de le dire, la force des intérêts coloniaux, comme représentant la propriété, les droits acquis.
Eh bien ! je tous demanderai si jamais il y a eu une époque où ces trois éléments pussent se trouver en présence avec moins d'incouTénient, avec plus de chance de se concilier, sans que Tune d'elles soit sacrifiée aux autres. C'est sur cette question d'opportunité que j'appelle toute l'attention de la Chambre et celle du Gouvernement. En cela, je crois moins plaider la cause des esclaves, qui sont sûrs tôt ou tard de leur aflranchissement, que la cause des colons, qui ne sont pas du tout aussi sûrs d'obtenir à une autre époque des conditions d'indemnité avantageuses.
J'espère que la Chambre me pardonnera d'avoir osé toucher à une matière aussi grave, et qu'elle me rendra la justice de ne voir dans ce peu de paroles que ce qu'il y a dans mon âme, c'est-à-dire le plus sincère amour de la paix, de l'ordre et du bon droit de tous.
Les conclusions de la commission sont adoptées. (Extrait da Moniteur du 8 mai 1836.)