‹ Œuvres de M. le comte de Montalembert (volume 5)Chapitre 32 sur 94 · DU ROULAGE · texte numérisé non relu

DU ROULAGE

et chaussées, auxquels je l'ai communiquée, l'approuvent cjuant au fond. Mais la seule objection importante , c'est que cette mesure n'appartient pas à la loi que nous discutons. Je sens bien tout ce que cette objection a de dangereux pour mon projet. Je crois cependant qu'il n'est pas impossible de la réfuter. Dans un gouvernement qui aurait la pleine et entière liberté de faire des lois et des règlements quand il le veut, l'objection aurait une force véritable; dans un gouvernement, par exemple, où une demande de fonds secrets n'absorberait pas tous les ministres, jusqu'à celui qui, pour la discussion de cette loi, nous a constamment honorés de sa présence. Dans un gouvernement absolu, où tous les fonds sont des fonds secrets , comme sous l'empire ou l'ancien régime, alors on peut faire des lois méthodiques, mettre à l'écart toutes les dispositions qui ne se coordonnent pas parfaitement avec la matière principale d'une loi. Mais dans un gouvernement comme le nôtre, où faire passer une loi de cinquante articles conmne celle-ci, à travers les discussions des deux Chambres, dans une même session, est une inunense affaire, où rien n'est plus douteux que de savoir, par exemple, si la loi que vous venez de discuter avec tant de conscience, de soins et de talent, pourra être votée dans l'autre Chambre et vous en revenir avec des amendements, il faut, passezmoi l'expression, saisir la balle au bond, et lorsque l'on trouve une place comme celle-ci pour la disposition que je propose, il faut profiter de cette occasion pour doter le pays d'une amélioration généralement demandée. Une loi qui porte pour titre : Loi sur la police du roulage et des voitures publiques , comporte parfaitement une disposition comme celle que je propose. La justice est à sa place partout. J'espère que la Chambre , à cause de

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