DÉCLARONS
« Que notre attachement à nos devoirs et notre honneur ne <( pourront jamais nous permettre de transiger sur nos principes « et sur nos droits, et que nous adhérons de cœur et d'ame à la »( réponse de notre roi ;
« Qu'à son illustre exemple , nous ne nous prêterons jamais à u la moindre démarche qui pût avilir la maison de Bourbon , et « lui faire manquer à ce qu'elle se doit à elle-même , à ses ancê- « très, à ses descendants ^
« Et que si Tinjuste emploi d'une force mineure parvenoit(co « qu'à Dieu ne plaise !) à placer de bit, et jamais de droit, sur le <t trône de France, tout autre que notre roi légitime, nous sui- « vrons avec autant de conGance que de fidélité la voix de l'hcm- « neur qui nous prescrit d'en appeler jusqu'à notre dernier soupir « à Dieu , aux François et à notre épée. »
M^ le duc d'Epghien envoya de son côté, au roi, sou adhésion particulière.
« SlUE,
« La lettre du 5 mars , dont Votre Miyeslé a daigné n'honorer^ « m'est exactement parvenue. Votre Msyesté connott trop bien le « âang qui coule dans mes veines pour avoir pu conserver un « instant de doute sur le sens de la réponse qu'elle me demande. « Je suis François, Siee^ et François resté fidèle à son Dieu, à u son roi et à ses serments d'honneur ; ibian d'autres m'envieroaadt *i peut-être un jour ce triple avantage. Que Votre Msyesté daigne « donc me permettre de joindre ma signature à celle de M^ le duc <( d'ingoulônie ^ adhérant comme lui de coeur et d'ame au contenu
<( de la note de mon roi.
« Signé Louis-Awtoiwe-Henrî de Bourbon. »
Ettenheim, ce 22 mars 1803.
Quels sentiments! quelle signature! et quelle date! Lorsqu'on lit à cette époque Tbistoire des deux France, ancienne et nouvelle, qui existoient en même temps, on ne sait de laquelle on doit être plus fier : les succès héroïques sont pour la France nouwlle , les malheurs héroïques pour l'ancienne ; nos princes avoient tout emporté des grandeurs de notre patrie , ils n'y avoient laissé que la victoire.