CHAPITRE XXXIH
Le poh théisme à Rome jusqu'au chiistiaaisrae.
V réduction de la Grèce en province romaine lut l'époque de la décadence de la religion en Italie. L'esprit philosophique éiuigra à la ? capitale du montle.Bien- [ tôt tout ce qu'il y eut de g! and a Rome en fut attaqué '. Les Caton , les Brutus en pratiquèrent les vertus ; les Lucrèce , les Cicéron en développèrent les principes ; et les Tibère et les Néron , les vices.
Une autre cause, particulière aux Romains , contribua à la chute du polythéisme : l'admission des dieux étrangers au Panthéon national. En répandant la confusion dans les objets de foi, on affoiblit la religion dans les cœurs. Bientôt les Romains, encore répidilicains, mais corrompus, tombèrent dans l'apathie du culte. Il n'y a que les peuples très libres ou très esclaves qui soient essentiellement religieux. Les premiers , par leurs vertus , se rapprochent de la Divinité ; les seconds se réfugient au pied de son trône , par l'instinct de leurs malheurs. L'honnèle homme et l'infortuné sont rarement incrédules :1e vice l'est presque toujours".
Mais un homme extraordinaire ^ avoit paru dans l'Orient. Le commencement du christianisme étant la fin du polythéisme, l'histoire de celui-ci va désormais se trouver réunie à celle du premier.
* Dès avant cette époque la philosophie avoit été connue à Rome . comme le montre Cicéron au commencement du quatrième livre des Tuscutanes. Il y parle d'un Amafanins qui écrivit de la philosophie, et forma une secte nombreuse. Mais je ne sais où on a pris (pie cet Amafanius enstignoit la doctrine d'Epicure. Cicéron garde là-dessus un profond silence
" Voilà mon bon génie revenu au milieu de toutes mes folies. (N. ÉD.)
'^ Ce bon génie ne m'a pas conduit bien loin. (N Ed.)