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tous : le résultat étoit la damnation éternelle et la salvation éternelle forcées par la prescience de Dieu. Cette hérésie dura'; elle parvint jusqu'à Gohescale, et même jusqu'à Jean Scot Érigène.
Dans les sixième, septième, huitième et neuvième siècles, l'unité croissante de l'Église catholique et l'autorité de Cliarlemagne diminuèrent les hérésies dogmatiques, mais il se forma des hérésies d'imagination : elles eurent leur source dans une nouvelle espèce de merveilleux né des faux miracles, des vies des saints, de la puissance des reliques, et du caractère crédule et guerrier prêt à procréer le moyen âge. La lumière classique jeta un rayon perdu à travers les ténèhres du neuvième siècle, et fit éclore une superstition, du moins excusahle : un prêtre de Mayence prouva que ( icéron et Virgile étoient sauvés. L'étude de l'Écriture amena des discussions suhliles sur le nom de Jésus, sur le mot Chéruhin, sur l'Apocalypse, sur les nomhres arithmétiques, sur les couches de la Vierge. Tel fut ce long enchaînement de mensonges, de folies ou de puérilités.
Des doctrines passons aux hommes, du tah!eau des croyances à la peinture des mœurs, <!e riiérésie à l'iiérésiarriue : il est rare que la fausseté de l'esprit ne fasse pas gauchir ladroi- (me du cœur, et qu'une erreur n'engendre pas un vice.
Marc, disciple de Valenlin, séduisoit les femmes en prétendant leur donner le don de prophétie : il s'en faisoit aimer passionnément; elles le suivoient partout. Ses disciples - possédoient le même talisman, et des troupes de femmes s'attachoient à leurs pas dans les Gaules. Ils se nommoient Parfaits; ils se prélendoient arrivés à la vertu inénarrahle. Selon eux le dieu Sahaoth avoit pour fils le diable , lequel avoit eu d'Eve Gain et Ahel.
Les docites maudissoient l'union des sexes , disant (}ue le fruit défendu étoit le mariage, et
* NORIS., Hiit. Pclag, Vih. H; rnicncsNE, Prœdesl.; Anna. Benedict., toni. II, au. Si-).
= IKEK., lib. I, c;ip. \ni et ix ; Tiikodou., Hcr., lib. I, cap. x et XI.
les habits de peau la chair dont l'homme est vêtu ' .
Les carpocratiens , disciples de Carpocras , tenoient que l'âme étoit tout, (jue le corps n'étoit rien, et qu'on pouvoit faire de ce corps ce (|u'on vouloit. Épipliane prêchoit la même doctrine : de là pour ces hérésiarques le rétablissement de l'égalité et de la communauté naturelles. Ils prioient nus comme une marqne de liberté; ils avoient le jeûne en horreur; ils festinoient, se baignoient, se parfumoienl. Les propriétés et les femmes appartenoient à tous : quand ils recevoient des hôtes, le mari offroit sa compagne à l'étranger. Après le repas ils éteignoient les lumières et se plongeoient aux débauches dont on calomnioit les premiers chrétiens ; mais ils arrêloient autant que possible la génération , parce que le corps étant infâme il n'étoit pas bon de le reproduire -.
Montan couroit le monde avec deux propliétesses, Prisca et Maximilla. Il se disoit le Saint-Esprit et le continuateur des prophètes. Les praticpies des montanites étoient d'une rigueur excessive.
Paul de Saniosate se créa une immense forlune par le débit de ses erreurs. Dans les assemblées ecclésiastiques , il s'asseyoit sur un trône; en parlant au peuple il se frappoit la cuisse de sa main , et l'on eatonnoit des cantiques à sa louange.
Au milieu des donatistes, en Afrique, se formèrent les circoncellions, furieux qui pilloient les cabanes des paysans , apparoissoient au milieu des bourgades et des marchés, niettoient en liberté les esclaves et délivroient les prisonniers pour dettes. Ils assommoieut les
^ Ci.Esi. III, Strom.
- iNiidi toto corpoie precantur, tanquain per liiijusraodi operationeni iaveiiiaiU iliccndi apiut Deuin libertateni: corpora autem sua tuni uiuliebria , tuiu virilia noctu ac diu curant unguontis, l)alneis, cpulaiionibiis, concubilibusque ettbr.etatibus vacantes, et dctestaulur jejunantcm. Atque Inunatia; caïuis esu pei-acto... Non ad generaiidam sobolem coiruptio apud ipsos inslituta est.sedvoliiptatis gratia , diabolo illudeutc talibus,et seductam errore Dei cieatur.ini subsaunante. iEp;ri!. . rpiscop. Constanliœ coiilra liœrcxcs, pag. 71. Luteliw Parisiorum. IC12.)
catholiques avec des bâtons qu'ils appeloient des israéliteSj et commençoient les massacres en chantant : Louange à Dieu! Comme certains disciples de Platon , saisis de la frénésie du suicide, ils se donnoient la mort ou se la faisoient donner à prix d'argent. Hommes , femmes, enfants s'élançoient dans des précipices ou dans des bûchers '.
Plusieurs conciles , et entre autres celui de Nicée, prononcent des peines contre les eunuques volontaires. A l'imitation dOrigène, il s'étoit formé une secte entière de ces hommes dégradés ; on les nomnioit Yalésiens : ils mutiloient non-seulement leurs disciples, mais leurs hôtes -; ils guettoient les étrangers sur les chemins pour les délivrer des périls de la volupté. Ils habitoient au-delà du Jourdain , à l'entrée de l'Arabie ^.
Les gnostiques paiiageoient l'espèce humaine en trois classes : les hommes matériels ou hyliques, les hommes animaux ou ps^chiques, les hommes spirhuels ou pneumatiques. Les gnostiques se subdivisoient eux-mêmes en une multihide de sectes : celle des ophites révéroit le serpent comme ayant rendu le plus grand service à notre premier père, en lui apprenant à connoître l'arbre de la science du bien et du mal. Ils tenoient un serpent enfermé dans une cage; au jour présumé de la séduction d'Eve et d'Adam, on ouvroit la porte au reptile qui glissoit sur une table et s'entortilloit au gâteau qu'on lui présentoit : ce gâteau devenoit l'eucharistie des ophites ''.
Des gnostiques d'une autre sorte croyoient que tout étoit êtres sensibles , et ils se laissoient presque mourir de faim dans la crainte de blesser une créature de Dieu. Quand enfin
^ Altornm montium cacuniinibus viles animas projicientes, se prœcipitesdabanl. (Optati Afiu, milecitavi ppiscopi, de schJsmate Donutistarum , lib. III, p.ig. o9. Liitetiœ Parisiorum, 1700.)
■ Kon solum proprios hoc modo perliciunt, sed sa?pe etiam peregrinos accidentes, et adliuc apud ipsos Iiosi^ilio exceptos : abiipiunt enim taies intus et vinculis illi- ?,'atosper vim castrant, ut non amplius sint iu voluptatispericulo impulsi.
-■ inBacathis, regione Pbiladelphina ultra Jordanem. ( Epiph. , epincup. Const., advenus hœres., LVIII , pag. 407.)
^ Oaic. cont. CeU.
ils étoient obligés de prendre un peu de nourriture, ils disoient au froment : « Ce n'est pas « moi qui t'ai broyé; ce n'est pas moi qui t'ai « pétri ; ce n'est pas moi qui t'ai mis au foar, " qui t'ai fait cuire. ■> Ils prioient le pain de leur pardonner, et ils le mangeoient avec pitié et remords.
Les priscilliens , dont la doctrine étoit un mélange de celle des manicliéens et des gnostiques , cassoient les mariages en haine de la génération, parce que la chair n'étoit pas l'ouvrage de Dieu , mais des mauvais anges ; ils s'assembloient la nuit; hommes et femmes prioient nus comme les carpocratiens , et se livroient à mille désordres toujours justifiés par la vileté du corps '. L'Espagne infestée de cette secte devint une école d'impudicité.
L'Eglise faisoit tête à toutes ces hérésies; sa lutte perpétuelle donne la raison de ces conciles, de ces synodes, de ces assemblées de tons noms et de toutes sortes que l'on remarque dès la naissance du cliristianisme. C'est une chose prodigieuse que l'infatigable activité de la communauté chrétienne : occupée à se défendre contre les édits des empereurs et contre les supplices , elle étoit encore obligée de combattre ses enfants et ses ennemis domestiques. Il y alloit , il est vrai , de l'existence même de la foi : si les hérésies n'avoient été contmuellement retranchées du sein de l'Église par des canons, dénoncées et stigmatisées dans les écrits, les peuples n'auroient plus su de quelle religion ils étoient. Au milieu des sectes se propageant sans obstacles, se ramifiant à l'infini , le principe chrétien se fût épuisé dans ses dérivations nombreuses, comme un fleuve se perd dans la multitude de ses canaux.
Il résulte de cet aperçu que les hérésies s'imprégnèrent de l'esprit des siècles où elles se succédèrent. Leurs conséquences politiques furent énormes; elles affoiblirent et divisèrent le monde romain : les moines ariens ouvrirent la Grèce aux Goths , les donatistes l'Afritjue aux Vandales ; et pour se dérober à l'oppression des ariens, les évêques catholiques livrèrent la Gaule aux Franks. Dans l'Orient , le
' Sllp. Skv., lib. tll; Arc, I/œrrs., LXX.
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neslorianisme, reroulô sur la Perse, gagna les Indes, alla s'unir au culte du lama, et constituer sous un dieu étranger la hiérarcliie et les ordres monastiques de l'Eglise clirotienne : il (It naître aussi Tespèce de puissance problémati<iue et fantastique du prêtre Jean. D'un autre côté une foule de sectes variées , que proscrivoit le fanatisme grec, se l'éfugièrent pèle-mèle en Arabie : de la confusion de leurs doctrines, professées ensemble dans l'exil et travaillées par la verve orientale, sortit le mabométisme, bérésie judaïque-cbrétienne , de qui la baine aveugle contre les adorateurs de la croix se compose des baines diverses de toutes les infidélités dont la religion du Coran s'est formée.
A voir les cboses de plus baut dans leurs rapports avec la grande famille des nations, les bérésies ne furent que la vérité pliilosopiiique, on l'indépendance de l'esprit de l'iiomme , refusant son adbésion à la cbose adopte e. Prises dans ce sens , les liérésies produisirent des effets salutaires : elles exercèrent la pensée, elles prévinrent la complète Itarbarie , en tenant l'intelligence éveillée dans les siècles les plus ^ rudes et les plus ignorants; elles conservèrent un droit naturel et sacré, le droit de choisir. Toujours il y aura des bérésies, parce que l'homme né libre fera toujours des cboix. Alors même que l'béresie cboque la raison , elle constate une de nos plus nobles facultés , celle de nous enquérir sans contrôle et d'agir sans entraves.
TROlSIÈMi: PAUTIC.
MŒURS DES païens.
N long paganisme et des institutions contraires à la vérité humaine avoienl porté la ïangrène dans le c(rur du monde romain.
L'Evangile pouvoit faire des sainis isolés ,
des familles pieuses , charitables , béroïques ; mais il ne pouvoit extirper subitement un mal enraciné par une civilisation anti-naturelle. Le christianisme réforma les mœurs publiques avant d'épurer les mœurs privées; il corrigea les lois, posa les dogmes de la morale universelle, avant d'agir efficacement sur la généralité des individus. Ainsi vous avez vu fesclavage, la prostitution , l'exposition des enfants, les combats des gladiateurs, attaqués légalement par Constantin et ses successeurs ( glorieux effet du christianisme au pouvoir); mais vous avez retrouvé aussi le même fond de corruption sur le trône. Les empereurs , il est vrai , ne se rendoient pas coupables de ces infamies effrontées dont s'étoient souilles, à la face du soleil, Tibère, Caligula, Néron, Domitien. Commode, Élagabale; mais les crimes intérieurs du palais , une dépravation secrète, une vie d'intrigues, quelque cbose quiressembloit davantage aux cours modernes, commença : tout ce que le christianisme put faire d'abord , fut de contraindre les vices à se cacher.
La pourriture de l'empire romain vint de trois causes principales : du culte, des lois et des mœurs. Et comme cet empire renfermoit dans son sein une foule de nations placées dans divers climats, à différents degrés de civilisation , toutes ces nations mêloient leurs corruptions particulières à la corruption du peuple dominateur : ainsi l'Egypte donna à Rome ses superstitions, l'Asie sa mollesse, l'Occident et le nord de l'Europe son mépris de l'humanité.
La société romaine parloit deux langues, étoit composée de deux génies : la langue latine et la langue grecque , le génie grec et le génie latin. La langue latine se renfermoit dans une partie de l'Italie , dans quelques colonies africaines , illyriennes , daciques , gauloises, germaniques, bretonnes, tandis qu'Alexandre avoit porté sa langue maternelle jusqu'aux confins de l'Etbiopie et des Indes : elle servoit d'idiome intermédiaire entre les peuples qui ne s'entendoient pas ; elle étoit parlée à Rome , même par les esclaves et les marchandes d'herbes. Le génie grec communiqua aux Romains la corruption intellectuelle, les
lllSTORIQli:S.
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subtilités, le mensonge , la Aaine philosophie, tout ce qui détériore la simplicité naturelle; le iiénie latin voua ces mêmes Romains à la corruption matérielle, aux excès des sens, à la débauche, à la cruauté.
De ces généralités, si nous passons à l'examen particulier de la religion , des lois et des moeurs, nous trouvons l'idolâtrie merveilleusement calculée pour autoriser les vices : l'homme ne faisoit qu'imiter les actions du (lieu '. Jupiter a séduit une femme en se changeant en pluie d'or, pourquoi moi , chétif mortel, n'en ferois-je pas autant-? Ovide (et l'autorité est singulière] ne veut pas que les jeunes fiUes aillent dans les temples , parce tju'elles y verroient combien Jupiter a fait de mères ^. Les femmes se prostituoient publiquement dans le temple de Vénus àBabylone*. Dans l'Arménie les familles les plus illustres consacroient leurs filles vierges encore à cette déesse *. Les femmes de Biblis qui ne consenloient pas à couper leurs cheveux au deuil d'Adonis étoient contraintes , pour se laver de cette impiété , de se hvrer un jour entier aux étrangers. L'argent qui provenoit de celte sainte souillure et oit consacré à la déesse ^.Les filles, dans l'île de Chypre, se rendoient au bord de la mer avant de se marier , et gagnoient avec le premier venu l'argent de leur dot^
Rien de plus célèbre que le temple deCorinthe; il renfermoit mille ou douze cents prostituées offertes à la mère des amours. Ces courti- .sanes étoient consultées et employées dans les affaires de la république comme des vestales *.
Lucien , dans les Dialogues des dieux , flagelle en riant les turpitudes de la mythologie.
• EtRiP., ap. Just.
■J Ego horauncio, Uoc non failtn
(TE-.!., £uii., act.lU.) :; (Juam multas maires furent llle d«us.
[Triit., lib. IJ.
' Hebodot., lib. I. » Stbad.. lib. XM.
« Li;ciA?i.,de Assyrin init.
' Dotalera pecuniam quaesituras... proreliqiia pnrlicilia libamenta Venerisoluiurus. , Just., lib. XVm , » .4THEN., lib. Mil.
Junon se plaint à Jupiter qu'il ne la caresse plus depuis qu'il a enlevé Ganimède ; Mercure se moque avec Apollon de l'aventure de Mars enchaîné par Vulcain dans les bras de Vénus ; Vénus invite Paris à l'adultère : » Hélène n'est « pas noire, puisqu'elle est née d'un cygne; (■ elle n'est pas grossière puisqu'elle est éclose i< dans la coquille d'un œuf. J'ai deux fils . (1 l'un rend aimable , l'autre amoureux ; je « mettrai le premier dans tes yeux, le se- « cond dans le c<pur d'Hélène , et je t'amène- « rai les Grâces pour conipagnes , avec le Dé- « sir. » 3Iercure dit à Pan : » Tu caresses « donc les chèvres? »
Les voleurs, les homicides, et le reste, avoient leurs protecteurs dans le ciel : « Belle " Laverne, donne-moi l'art détromper, et qu'on « me croie juste et saint '. »
Les mystères d'Adonis, de Cybèle , de Priape , de Flore , étoient représentés dans les temples et dans les jeux consacrés à ces divinités. On voyoit à la lumière du soleil ce que l'on cache dans les ténèbres, et la sueur de la honte glaçoit quelquefois l'infâme courage des acteurs -.
L'ordre légal, conforme à l'ordre religieux, faisoit de ces dérèglements des mœurs approuvées. La loi Scantinie pensoit sans doute être rigoureuse , en n'exceptant de la prostitution publique que les (jai cous de condition . Onversoitau trésor le tribut que payoient les prostituées. Alexandre Sévère appliqua cet argent à la réparation du cirque et des théâtres ^
Dans une société où moins de dix millions d'hommes disposoient de la liberté de plus de cent vinst millions de leurs semblables, on
pulchra Laverna,
Da mlhl fa'leie, da Justum sanclutnque >i.leri.
lUoiiAi., ep. XSJ, lib. I.)
' Exuuntur etiam vestibus populo flagitante mereirices, quae tune miDioiuin fungiiiitur officio , et in conspectn populi usque ad salietatem impudicorum lurainura ciim pudendis motibus detinentur. (Lacta.>t., de fulsa Religione, lib. I , pag. 6i. Ba^ileae.
» Lenonum vectigjl et meieti icum et exoletorum in sacrum aerarium inferri vetuit , sed sumptibus puLlicis ad instaurationem theatri, circi, anipliillieatri et a^rarii cîppntavit. (LAMi-n-n., in Alex. Ser.
-ÎSJt
conijoit la facilité que les diverses cui)idilt's avolent à se satisfaire. L'esclavage étoit une source inépuisable de corruption ; la seule délinition légale de l'esclave disoil tout : ISon idtn vilis quant nvllus; moins vil que nul. Le maître avoit le droit de vie et de mort sm- l'esclave , et l'esclave ne pouvoit acquérir qu'au profit du maître. Vous lisez au livre vingt et unième du titre premier de l'cdit Ediles , au sujet de la vente des esclaves : « Ceux qui ven- II dent des esclaves doivent déclarer aux ache- 11 leurs leurs maladies et défauts; s'ils sont " sujets à la fuite ou au vagabondage ; s'ils « n'ont point commis quelques délits ou dom- II mages
(1 Si , depuis la vente , l'esclave a perdu de sa Il valeur ; si , au contraire , il a acquis quehiue Il chose, comme une femme qui auroit eu un
Il enfant; si l'esclave
(I s'est rendu coupable d'un délit qui mérite la Il peine capitale; s'il a voulu se donner la " mort ; s'il a été employé à combattre contre (I les bêtes dans l'arène, etc. »
Immédiatement après ce litre vient un article sur la vente des chevaux et autre bétail , commençant de la même manière que celui sur la vente des esclaves : « Ceux qui vendent des chevaux doivent déclarer leurs défauts, leurs vices ou leurs maladies , etc. »
Toutes les misères humaines sont renfermées dans ces textes que les légistes romains énonçoient, sans se douter de l'abomination d'un tel ordre social.
Les cruautés exercées sur les esclaves font frémir : un Aase étoit-il brisé , ordre aussitôt de jeter dans les viviers le serviteur maladroit, dont le corps alloit engraisser les murènes favorites ornées d'anneaux et de colliers. Un maître fait tuer un esclave pour avoir percé un sanglier avec un épieu , sorte d'armes défendues à la servitude '. Les esclaves malades étoient abandonnés ou assommés; les esclaves laboureurs passoient la nuit enchaînés dans des souterrains , on leur distribuoit un peu de sel, et ils ne recevoient l'air que par une étroite lucarne. Le possesseur d'un serf le pouvoit condamner aux bêtes , le vendre aux
< CiCFR. in ri-rr., V, c:\\>. HT.
ETCDKS
îladiateurs , le forcer à des actions infâmes. Les Romains livroient aux trailemenls les plus cruels , pour la faute la plus légère , les femmes allac'.iées à leur personne. Si un esclave luoit son maître , on faisoit périr avec le coupable tous ses compagnons innocents. La loi Petronia, l'édit de l'empereur Claude, les efforts d'Antonin-le-Pieux , d'Adrien et de Constanlin, furent sans succès pour remédiera ces abus que le christianisme extirpa.
L'instinct de la cruauté romaine se relrouvoit dans les peines applicables aux crimes et aux délits. La loi prescrivoit la croix (à laquelle fut substituée la potence'), le feu, la décollation, la précipitation, l'étranglement dans la prison , la fustigation jusqu'à la mort , la livraison aux bêtes, la condamnation aux mines , la déportation dans une île et la perte de la liberté.
Dans les premiers temps on pendoit le coupable , la lête enveloppée d'un voile , à des arbres appek'S malheiireu.r , et maudits par la religion , tels "que le peuplier ^ , l'aune et l'orme réputés stériles. On ne pouvoit faire mourir ([u'avec le glaive , non avec la hache , l'épée , le poignard et le bàlon. La mort par le poison ou par la privation d'aliments , d'abord permise , fut ensuite prohibée.
Étoient exemptés de la question, les militaires , les personnes illustres ou distinguées par leur vertu : celles-ci Iransmettoient ce privilège à leur postérité jusqu'à la troisième génération. Étoient encore soustraits à la question les iiommes libres de race non plébéienne, excepté le cas d'accusation de crime de lèsemajesté au premier chef; or, la frayeur des tyrans et la bassesse des juges faisoient survenir cette accusation dans toutes les causes.
Les supplices de la question étoient : le chevalet, lequel étendoit les membres et détachoitles os du corps ; les lames de fer rouges , les crocs
* C .Uistrjtus scfipsenit ciiicein ; Ttibonianus furcam sulistituit, quia Coiistanliiiiis supplicium crucis abrogaverat. {Pandect., lib. XLvm, tit. ix, de -paen.)
= Erantaiitem iufciices arboyes. damnata?qiie religioue , ([UBe nec seruntur neo frnctiim ferunt ; quales linpulus, alniis, ulmus. (Plin., Hist.nat., lib. XXVI ;
Pandect.. loc. cit.)
IIlSTOltlQUES.
-(ïi.-)
à traîner', les irriffes à dccliirer. Le même liomme pouvoit être mis plusieurs fois à la torture. Si nombre de i^ens étoient prévenus di! même crime, on cominençoit la question par le plus timide ou le plus jeune 2.
Ces épouvantables inventions de rinliumanilé ne suffisoient pas , et les bornes des tourments étoient laissées à la discrétion du juge ^. De là cet arbitraire des supplices dont je vous ai parlé.
Avant de mettre les esclaves à la question, l'accusateur en déposoit le prix : le gouvernement confisquoit les esclaves qui survivoient, lors |u'ils avoient déposé contre leurs maîtres^.
De ce récit succinct de la corruption de Home païenne par la religion et les lois , passons à la peinture de la corruption dans les mœurs.
Le seul peuple qui ait jamais fait un spectacle de riiomicide est le peujjle romain : tanlOt c'étoient des gladiateurs , et même des (jladiatiices de famille noble *', qui s'entre-tuoient pour le divertissement de la populace la plus abjecte, comme pour le plaisir de la société la plus raffinée ; tantôt c'étoient des prisonniers lie guerre que l'on armoit les uns contre les autres, et qui se massacroient au milieu des fêtes, la nuit, aux flambeaux, en présence de courtisanes toutes nues : on forooit des pères , des fils , des frères , de s'égorger mutuellement afin de désennuyer un Néron, et mieux encore ini Vespasien et un Titus.
Les pantlières , les tigres , les ours , étoient appelés à ces jeux des bommes par une juste égalité et fraternité. La mort se voulut montrer un jour an milieu de l'arène dans toute son opulence ; elle y fit paroître à la fois une multitude de lions : tant de bouchesafiaméesauroient
' Unco traliebantur. (Pmn.; Sexec.)
^ L't ab eo primum incipiatur qui timiilior est, vel tf'neiaB aclatis videlur. ( Pandect., 1. XfAILI, lit. x\iii.)
' Quae>tionis moduni magiset judices aibitraiiioportere. (/d., ihid.)
4 Voyez tout l'effroyable titre de Quœsliunihus. L'esprit de cette dernière loi est logitpie dans sa cruauté.
' Per iJ lempus factura est niulicrutn c/rtamcii... Cuin crudele piignavisseiit , es'ent(|ue ob eam cuisaiu cx'teras nobilissimas fi-minas conviciis coiiseclataccmlum est ne (|uaB niulier usquani in reliiiinnn teni|nis niutieribus gladiatons fungeretur. (;0io>., Ilhl. liom., lib. L.WVI, pag. 838. HanDvise, 1806.)
manqué de pâture, si les martyrs ne s'étoient lieureusement trouvés pour fournir du sang et de la chair à ces armées du désert. Onze mille animaux de différentes sortes furent immolés après le triomphe de Trajan sur les Daces, et dix mille gladiateurs succombèrent dans les jeux qui durèrent cent vin xt-t rois jours.
La loi romaine étendoit ses soins maternels sur les bêles de meurtre; elle dofendoit de les tuer en Afrique, comme on défend de tueries brebis, mères des troupeaux. Le retentissement des glaives, les rugissements des animaux , les gémissements des victimes dont les entrailles étoient trahiées sur un sable parfumé d'essence de safran ou d'eaux de senteur ', ravissoient la foule : au sortir de l'amphithéâtre elle couroit se plonger dans les bains, ou dans les lieux dont les enseignes brilloient sous les voûtes qui ont donné leur nom à la transi:ression de la chasteté. Ces impitoyables spectateurs de la mort, qui la regardoient sans pouvoir apprendre à mourir, accordoient rarement la vie : si le gladiateur crioit merci, les Délie, les Lesbie, les Cynlhie, les Lydie, toutes ces femmes des Tibulie, des Catulle, des Properce , des Horace , donnoient le signe du trépas de la même main dont les muses avoient chanté les molles caresses -.
Les festins particuliers étoient rehaussés par ce plaisir du sang : quand on s'étoit bien repu et qu'on approchoit de l'ivresse , on appeloit des gladiateurs ; la salle retentissoit d'applaudissements lorsqu'un des deux assaillants étoit tué. Un Romain avoit ordonné , par testament , de faire combattre ainsi de Ijelles femines qu'il avoit achetées ; et un autre , de jeunes enclaves (ju'il avoit aimées •'.
'Croco diluto aut aliis fragrantibus liquoribus. (Mau^ TiAL., V. 26, et de Spect.. III.) ^ PoUicem vtrtebant. (.Iuve.nal., Sal lll, v. 36.)
nuls nesritve! quis non \iJlt vulnera pili Quera cavat ass*duls suilibus, scutoqu.; lacessit, Atque omnes implet numéros, diiinissirna prorsus Horili m ilrona Uil):i; iii>i si qulij lu illo, l'e( tore plus atfilot veriuque paialur areuœ. Ouc-ra |)r.rstare polcst inullcr galtata puiiuiem, Quie fugil a sexu.'
( Ji V., sut. VI , p. 151 ; Lugii. Italav., IC'j;.)
' Oiii(]am testamciifo forniosissimas iirilices (pias
ETUDES
Le luxe des édifices à Rome passe ce qu'on eu sauroit dire : la maison d'un riche étoil une ville entière ; on y Irouvoit des forum , des circjues , des portiques , des bains publics , des bibliothèques. Les maîtres y vivoient , pendant le jour, dans des salles ornées de peintures que la lumière du soleil n'éclairoit point : on ne les |)eut encore voir qu'à la lueur des torches , aujourd'hui que la nuit des siècles et les ténèbres des rumes ont ajouté leur obscurité à celle de ces voûtes. Un ouvrage , faussement attribué à Lucien, fait l'éloge d'un apparlement; cette demeure est représentée comme une femme modeste dont la parure est à ses charmes ce que la pourpre est à un vétemenl. Et cependant l'habitation qui paroissoit si simple à l'auteur de cette pièce de rhétorique a des murs peints à fresque , des plafonds encadrés d'or, et tout ce qui en feroit pour nous un palais de la plus grande magnificence.
Descendant de la cruauté à la débauche , qui ne sait les spiuthriœ de Tibère et les incestes de Caligula? Qui n'a entendu parler de Messaline et du lit où elle rapportoit l'odeur de ses souillures? Néron se marioit publiquement à des hommes ' . Par la blessure qu'il fit à Sporus , il inventa une femme nouvelle. Je ne redirai plus rien des Vitellius et des Domitien,
Le luxe des repas et des fêtes épuisoit les tré^ sors de l'état et la fortune des familles ; il falloit aller chercher les oiseaux et les poissons les plus rares , dans les pays et sur les côtes les plus éloignés. On engraissoit toutes sortes de bêtes pour la table , jusqu'à des rats. Des truies on ne mangeoit que les mamelles ; le reste étoit livré aux esclaves.
Athénée consacre onze livres de son Banquet à décrire tous les poissons , tous les coquillages, tous les quadrupèdes , tous les oiseaux , tous les insectes, tous les fruits, tous les végétaux,
«•merat, eopiigna; génère conftigereiiilerse; alius, iinimberes pueros (|Uos vivus in deliciis habebat. (Athen., lib. IV, pag. 134, edit. «598.)
' Nero tanto Sabinae desiderio tenericœpit, «tpuernm libertum (Sporiis nominabalur) exsecari ju.s>erit ([uod Sabina; siinillimus erat, eoque in cœteris n bus pro uxore iisus sit , quin etiam progredicnte tempore eum in uxorem duxit, quanquan> ipse nuptus Pythagorae libcito. (Dion., lib. LXII. pag. 713.)
tous les vins dont les anciens usoient dans leurs repas. Il se donne la peine d'instruire la postérité que les cuisiniers étoient des personnages importants, familiarisés avec la langue d'Homère, et à qui l'on faisoit apprendre par cœur les dialogues de Platon. Ils mettoient les plats sur la table , comptant : Un , deux , trois * , et répétant ainsi le commencement du Timée.lh avoient trouvé le moyen de servir un cochon entier, rôti d'un côté, et bouilli de l'autre '■^. Ils piloient ensemble des cervelles de volailles et de porcs , des jaunes d'œufs , des feuilles de rose , et formoient du tout une pâte odoriférante , cuite à un feu doux , avec de l'huile, du garum, du poivre et du vin^. Avant le repas on mangeoit des cigales pour se donner de l'appétit ''.
Je vous ai parlé de cet Élagabale à qui ses compagnons avoient donné le surnom de Farius, parce qu'ils le disoient fils d'une femme publique et de plusieurs pères. Ilnourrissoit les officiers de son palais d'entrailles de barbot, de cervelles de faisans et de grives, d'œufs de perdrix et de tètes de perroquets ^. Il donnoit à ses chiens des foies de canards , à ses chevaux des raisins d'Apamène , à ses lions des perroquets et des faisans ^. Il avoit, lui, pour sa part , des talons de chameau , des crêtes arrachées à des coqs vivants , des tétines et des vulves de laies , des langues de paons et de rossignols , des pois brouillés avec des grains d'or, des lentilles avec des pierres de foudre, des fèves fricassées avec des morceaux d'ambre, et du riz mêlé avec des perles'^ : c'étoit
* Athkn, lib, IX, cap. vu.
^ /£/., lib. IX, cap. vj, ad fin.
' Fragrantissiinis rosis in iniirlario tritis , addo gallinarum et porcornm elixa cerebra, deitide oleum, ga ruin, piper, vinum, omiiia ciiiiose trita in oUani novain effundens, subjecto igni blando et continue. (ATiiiiN.„ Deipnosoph.. lib. IX, pag. 406.)
•• Lib. IV, cap. VI.
» Exhibuit palatinis ingénies dapes extis mulloruni refertas,etcerebellisphœnicopteruni,etperdicum ovi~, et cerebellis turdoruni, et capitibus psittacoruni et phasianorum et pavonuni. (^Lii Lamprid. Hisl. Àvg., vii. Heliogab.. pag. 108. Parisiis, 1ti20.)
« Canes jecinoribiis anserum pavit. Misit et uvas apamenas in prsesepia equissuis. Et psittacisatqiiephasianis leones pavit. {Id., ihid.)
' Comedit calcanea camelorum et cristas vivis galli-
iiisTor,iQur::s
encore avec des perles au lieu de poivre blanc, f|irilsaupoudroil les truffes elles poissons. Fahricateur de mets et de breuvages , il mèloit le mastic an vin de rose. Un jour il avoit promis à ses parasites un phénix, ou , à son défaut, millelivresd'or '.
Eu été il donnoit des repas dont les ornements changeoient chaque jour de couleur : sur les réchauds , les marmites , les vases d'argent du poids de cent livres, étoient ciselées des figures du dessin le plus impudique '^. De vieux sycophantes , assis auprès du maître du banquet , le caressoient en mangeant.
Les lits de table, d'argent massif, étoient parsemés de roses, de violettes, d'hyacinthes et de narcisses. Des lambris tournants lançoient des fleurs avec une telle profusion , que les convives en étoient presque étouffés '*. Le nard et des parfums précieux alimentoient les lampes de ces festins qui comptoienl quelquefois vingtdeux services. Entre chaque service on se lavoit , et l'on passoit dans les bras d'une nouvelle femme ^.
Jamais Elagabale ne mangeoit de poisson auprès de la mer; mais, lorsqu'il en étoit trèséloigné,il faisoit distribuer à ses gens des lailances de lamproies et de loups marins. On jetoit au peuple des pierres fines avec des fruits et des fleurs ; on l'envoyoil boire aux piscines et aux bains remplis de vin de rose et d'absinthe ■'■
iiaceis denipîas ; linguas pavonum et lusciniaruin. i)i<um cuin aiireis, lentem cuni ceraïuiiis. fabani cum electris et oiizam cum albis. ( JEui Lamprid. Ilint. Jvg. vit. Ileliugab.Pug. «OS.Parisiis, 1320.
* Fertur et promisisse phœiiicein conviviis , vel pro ea librasauri mille {Ici., pag. 109.)
' Deintle œstiva convivia coloribiis exhibuit... Semper varie per (lies omnes œstivos... Vasa centenaria argentea sculpta, et iionuulla schematibiis libidiiiusis in- (|iiinata. (Jd.. pag. 107.)
^ Oppressif in tricliiiiis vcrsatilibus parasitos suos violis et floribus, sic ut aiiimam aliquiefflaverint, quum (■repère ad summum nou pussent. (Id.. pag. \i)S.j
•• Idem in lucernis bakimum exhibuit. Exliibiiit et ali- ((uando taie con>iviinn ut babcr. t vigenti et duo fercula ingeulium epularum, sed per singula lavaret, et mulieribus uterentur ipse et amici cum jurcjurando i[uod vdliiptatem elficerent. (/</.. pag. m.j
'Ad mare piscem nimfpiam comedit, in longissimis a mari locis omnia marina sem|)Cr exhibuit : muranarum lactibus et lupurum ia locis medilerraneis pavit,
J'ai déjà touché quelque chose des impuretés et des noces d'Élagabale. Il aimoit particulièrement à représenter l'histoire de Paris : ses vêtements tomboient tout à coup ; il paroissoit nu , tenant d'une main une de ses mamelles , de l'autre , se voilant comme la Vénus de Praxitèle ; il s'agenouilloit et se présentoit aux ministres de ses voluptés '. 11 avoit quitté Zoticus le cocher , et s'étoit doimé en mariage à Hiéroclès ; il porta la passion pour celui-ci à un tel degré d'obscénité, qu'on ne le sauroit dire; il prétendoit célébrer ainsi les jeux sacrés de Flore ^. En bon Romain , il mèloit l'immolation des victimes humaines à la débauche ; il les choisissoit parmi les enfants des meilleures familles, prenant soin qu'ils eussent père et mère vivants, afin qu'il y eût plus de douleur^.
Elagabale étoit vêtu de robes de soie brodées de perles. Il ne portoit jamais deux fois la même chaussure , la même bague , la même tunique"; il ne connut jamais deux fois la même femme ^. Les coussins sur lesquels il se couchoit étoient enîlés d'un duvet cueilli sous les ailes des perdrix *'. A des chars d'or incrustés de pierres précieuses ( Elagabale dédaignoit les chars d'argent et d'ivoire) il enchaînoit deux, trois et quatre belles femmes le sein découvert, et se faisoit traîner siu- le quadrige. Quelquefois il étoit nu ainsi que son élégant attelage , et il rouloit sous des portiques semés de paillettes d'or ', comme le Soleil conduit par les Heures.
et rosis piscinas exhibuit, et bibil cum omnibus suis caldaria, miscuit gemmas porais ac fioribu's ; jecit et per fenestram cibos. (Lamprid., Fi^ Helioyabal., p. 108. Parisiis. 1620.)
' Posterioribus eminentibus insubactorem rejrctisct oppositis. (k/.. pag. 109.)
■-> Ut eidem ingnina oscutaretur. (Id., ihid.)
' Credo ut major esset utrique parenli dolor. {Id.. ihid.)
* Calc?ameiitum nunquam iteravit; annules etiam ncgatur itérasse, pretiosas vestes s»pe conscidit. {Id., pag. 112.)
^ Idem, mulicrem nunquam iteravit prœter uxorem. (Idm, pag. 109.)
•■' Nec cubuit iii accubitis facile , nisi iis qui pilum le porinum habereut , aut plumas pcriicum, sub alares culcitras. saepe permutans. {Id., pag. lOS.)
' Habuit et gemmata véhicula et aurata. contempsit argfntatis et eboratis et a;ratis. Jun.vit et (juaternas mulieres pulcherrimas et binas ad papillam , vel tern.is et