‹ Œuvres de M. Le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 158 sur 201 · JJ · texte numérisé non relu

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ÉCLVmCISSKMENÏS.

SLIl ATTILA.

Enom d'Etzfcl a'est évidemment que la forme teutonique du nom caucasieu Attila. Les impriiiiés et les manuscrits ne varient point sur ce nom , trop connu des Romains pour qu'ils pussent Vs\ ■ ^^^à^tcrer, et dont la compo- ' ilion et' reuphoiiic n'avoient rien d'étranger à ^leur oreilîe. Vous les voyez au contraire varier isans cesse dans les noms que leur ouïe sai^i'Soit mal, et pour lesquels leur alpliiibet n'offroit pas , de lettres composées. Ainsi ils écrivoient Gaiseric, Geiseric, Gizeric , Genzeric, etc. Le nom même |de|fi(»i's'altère; on le trouve souvent écrit Chun : I les partisans de l'origine chinoise des Iluns pourront en tirer une de ces inductions empruntées des langues, dont on fait aujourd'hui trop de cas. La Wiencc étymologique peut sans doute jeter quel- 'que jour sur l'histoire, mais elle a aussi ses systèmes, souvent plus propres à brouiller les origines iqu'ù les démêler. Le philologue Brigant démontroit doctement que tous les idiomes de la terre dérivoient du bas-breton ; il lui paroissoit très-probable qu'Adam et Eve parloient dans le paradis terrestre la langue qu'on parle à Quimper-Corentin; seulement il ne savoit pas au juste si c'étoit avant ou après leur pécfié.

Pour revenir au nom d'Attila, la syllabe la n'est p ;s dans ce nom une adjonction latine : je ferai voirque les anciennes langues barbares avoient une foule de mots terminés par la voyelle a. Etzel est si peu le nom primitif d'Attila , que même , dans un chant de l'Edda, il est écrit Attil. en omettant la voyelle finale; je citerai ce chant quand je parlerai de la poésie des peuples septentrionaux.

Quoi qu'il en soit, on lira avec un extrême plaisir les notes suivantes sur le poème des ^ibelïingen, je les dois à la politesse et à l'obligeance de S. E. M. Bunsen, digne et savant ami de M. Psiebuhr, ministre de S. M. le roi de Prusse à Home, et dont une triste prévoyance de l'avenir m'a fait cesser trop tôt d'être le collègue.

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