TABLEAU DES LANGUES TEL TONIQUE, ETC
l)0uclicr (touché de l'héroïsme de son ennemi , qui lui demanda ce dernier signe de son estime ), il attaqua les héros de Bourgogne : le prince Gcrnot tomba entre ses raaiiis : endn , lui et Gisclhcr périrent au même moment en combattant coi ps à corps l'un contre l'autre.
Les gens de Rudiger furent tous tues. Lorsque les vassaux de Dielrich, roi des Amelongs ( Cstrogoths), apprirent cette nouvelle, ils demandèrent la permission d'enlever le corps du margrave. Le roi Gunther étoit disposé à le leur donner, mais V\'olkner et Hagen exigèrent d'eux de venir le reconnoitre parmi les autres morts. Ainsi commença une querelle qui eut pour suite un nouveau combat, où tous les hommes de Dietrich , envoyés vers les Bourguignons , restèrent sur la place.
Le grand prince des Amelongs s'avança alors vers Ilildel.randt.le plus brave de ses compagnons. Il pria le roi de se livrer à lui avec le peu de héros qui vivoient encore : sous cette condition il promit de sauver leur vie.
Les fiers Bourguignons refusèrent de se rendre; le héros des Ostrogoths vainquit le roi et Ilagen , l'un après l'autre , et les emmena liés devant Chriemhild , en l'exhortant à respecter leur vie. Chriemhild parla d'abord à Hagen seul, en lui promettant la vie sauve s'il vouloit lui dire ce qu'étoit devenu le trésor des !Sibelongs. Hagen refusa de trahir le secret tant que son roi vivroit. Chriemhild lui lit montrer aussitôt la tète de Gunther. En la voyant , Hagen lui dit qu'il avoit prévu sa cruauté, et qu'il avoit voulu la pousser jusqu'au meurtre de son propre frère : il lui déclara qu'elle ne sauroit jamais le secret, que maintenant lui seul possédoit, après la mort de fous les princes de Bourgogne.
A ces mots, Chriemhild saisit un glaive, et fd voler la tète du héros. Hil 'ebrandt, compagnon de [ Dietrich , à qui la garde de Hagen étoit confiée , ( saisi d'horreur, assomma la reine. Ainsi périrent les Bourguignons, et Etzel resta seul avec Dietrich pour pleurer les morts.
J'ajouterai à ces notes, communiquées par .S. Exe. M. Bunsen, que les Allemands ont une tragédie d'Attila, de Warner. 11 existe une Vie d'Attila, écrite dans le douzième siècle par Juvencus Cœcilius Calanus Delmalicus, et une autre Vie écrite dans le seizième par Olaûs, archevêque d'Upsal. Il a paru dernièrement en Allemagne une Histoire des Huns.
TABLEAU
LANGUES TEUTOMQUE , CELTIQUE , EFC.
Teutouique Llphilns ' .