CHAPITRE XLII
Suite. Zaleucus. Charondas.
VTiiAGORE fut suivi de deux autres législateurs, Zaleucus et Charondas , qui brillèrent dans la Grande-Grèce, au moment de la gloire de la mère patrie '^.
Charondas s'appliqua moins à la politique qu'à la réforme delà morale : car telles mœurs, tel gouvernement. Yoici ses principes :
« Frappez le calomniateur de verges. Livrez le méchant à son propre cœur dans une profonde solitude : que quiconque se lie d'amitié avec lui soit puni. Que le novateur, proposant un ciiangement dans les lois antiques , se présente la corde au cou , alin d'être étranglé si son statut est rejeté 3. »
Zaleucus fondoit sa législation sur le principe du théisme : « Dieu, excellent, demande des âmes pures , charitables et aimant les hommes'*. 1) Les lois somptuaires de ce philosophe
' Paul et P^irginir.
= Il y a ici im schisme entre les chronologistes. Plusii'urs rejettent Charondas à deux siècles avaiit l'épo(|ue où je le place, et, je crois, même avec raison. Cependant les dit'licultés étant très-grandes . et des historiens célcbres ayant adopté l'ère que j'assigne, je me suis cru autorisé à la suivre.
5 STitAB., lib. XIV; Cl.arond., 'ip. STon.. Scrtu. ii.
' STOB., Serm. il
AVArST J.-C.