IV
plaines du Nouveau-Mexique au midi. Les bisons sonisi nombreux dans les steppes verdoyantes du Missouri , que , quand ilsémigrent, leur troupe met quelquefois plusieurs jours à dédier comme une immense armée : on entend leur marche à plusieurs milles de distance , et Ton sent trembler la terre.
Les Indiens tannent supérieurement la peau du bison avec Técorce du bouleau : Tos de Tépaule de la bête tuée leur sert de grattoir.
La viande du bison , coupée en tranches larges et minces , séchée au soleil ou à la fumée, est très savoureuse : elle se conserve plusieurs années , comme du jambon ^ les bosses et les langues des vaches sont les parties les plus friandes à manger fraîches. La (ienle du bison brûlée donne une braise ardente; elle est d'une grande ressource dans les savanes où l'on manque de bois. Cet utile animal fournil à la fois les aliments et le feu du festin. Les Sioux trouvent dans sa dépouille la couche et le vêlement. Le bison et le Sauvage, placés sur le même sol, sont le taureau et l'homme dans l'état de nature : ils ont l'air de n'attendre tous les deux qu'un sillon, l'un pour devenir domestique, l'autre pour Se civiliseç.