‹ Œuvres de M. le vicomte de ChateaubriandChapitre 36 sur 149 · PLURIEL · texte numérisé non relu

PLURIEL

Relation de la premihe plurielle aux autres. K8a58ens. — ^'os te, etc.

Relation de la seconde plurielle aux autres. TakSasSens. — Vos me.

Relation de la troisième plur. masc. aux autres. RoDksSent. — Illi me.

Relation de la troi.^iè%neplur. fèm. aux autres. luiikbSeus. Illmme.

Conjugtdson d'un nom,

SINGCLIBII.

Hierooke. — Mon corps.

Tsierooke. — Ton corps.

Raieroiike. — Son — à lai.

Kaieronke. — Son — à elle, leronke. — Le corps de quelqu'un.

DUEL

Tenleronke. — Noire ( tneum et tuum ). Iakenlicronke. — Notre ( itieum et iUum ), Seniieronke. — Votre 2.

Niieronke. — Leur 2 à enx.

Kaniieronke. — Leur 2 à elles.

PLUR

TeSaleronke. — Notre ( nosL et vesl, ). •

JakSaieronke. — Notre ( nost. et iUor. ).

Et ainsi de tous les noms. En comparant la conjugaison de ce nom avec la conjugaison absolue du verbe iksSens^ je hais, on voit que ce sont absolument les mêmes modifications aux trois nombres : k pour la première personne , s pour la seconde ; r pour la troisième noble, ka pour la troisième non noble; ni pour le duel. Pour le pluriel, on redouble leSa, seSa ro/i, konti, changeant ^ en tcSa, s en seSa, ra en rati, ka en konti, etc.

La relation dans la parenté est toujours du plus grand au plus petit. Exemple :

Mon père, rakenika, celui qui m'a pour fils. ( Relation de la troisième personne à la première. )

Mon fils, rienha, celui que j'ai pour fils. ( Relation de la première à la troisième personne. )

Mon onde, rakenchaa, rak.,. ( Relation de la troisième personne à la première. )

Mon neveu, rionSaletiha , ri„. (Relation de la première à la troisièine personne , comme dans le verbe précédent. )

Le verbe vouloir ne se peut traduire en iroquois. On se sert de ikire, penser; ainsi :

Je yeux aller lA.

Jkere etho taire.

Je pense aller là.

Les verbes qui expriment une chose qui n'existe plus au moment où l'on parle n'ont point de parfait, mais seulement un imparrait , comme ronnhekSe, imparfait, il a vécu , il ne vit plus. Par analogie à cette règle , si j'ai aimé qurl({u'un et si je l'aime encore,

je me servirai du parfait kenonSehon. Si je ne Taiine plus , je me servirai de l'imparfait kenonSeskSe : je Vaimois, mais je ne l'aime plus : voilà pour les temps.

Quant aux personnes , les verbes qui expriment une chose que Ton ne fait pas volontairement n'ont pas de premières personnes , mais seulement une troisième relative aux autres. Ainsi , j*éternue , teSakitsionkSa , relation de la troisième à la première : cela m'éternue ou me fait élernuer.

Je bâille , ie%ak$kara%aia, même relation de la troisième non noble à la première %ak, cela m'ouvre la bouche. La seconde personne, iu bâilles, (u éiernues, sera la relation de la même troisième personne non noble à la seconde lesatsionkSa , tesaskara%ala , etc.

Pour les termes des verbes , ou régimes indirects , il y a une variété suffisante de modifications aux finales qui les expriment intelligiblement; et ces modifications sont soumises à des règles flxes.

KninoMy j^achète. iiCefcnmon«e J'achète pour quelqu'un. JiC«^fiinon y j'achète de quelqu'un. — Kalennieiha^ j'envoie. Kehnieia, j'envoie par quelqu'un. Keiatennieiennis , j'envoie à quelqu'un.

Du seul examen de ces langues , il résulte que des peuples par nous surnommés Sauvages étoient fort avancés dans cette civilisation qui tient à la combinaison des idées. Les détails de leur gouvernement confirmeront de plus en plus cette vérité *.

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