‹ Œuvres de M. Maillet-Lacoste, ancien élève de l'École polytechnique, professeur de rhétorique au Collége royale de Rouen, membre des Académies du Gard et de RouenChapitre 14 sur 47 · DE L'ARTICLE PRÉCÉDENT · texte numérisé non relu

DE L'ARTICLE PRÉCÉDENT

Harangue au Pape, passant par Nice y le lendemain de son arrivée.

( io Février 1814.)

L< E s hommages des peuples qui accourent au-devant de vous , comme on accourrait au-devant d'un père , vous font juger sans doute combien est puissante sur nos âmes cette religion que des philosophes insensés ont essayé d'abattre.

Tandis qu'ils espéraient en triompher sans effort comme d'un Empire parvenu à sa décrépitude , elle a reproduit en vous tout l'éclat de ses plus beaux jours et comme la fleur de sa jeunesse.

Certes, vous avez déployé de ces vertus qui ne sont qu'à elle , de ces vertus dont le caractère est de briller dans les humiliations et de croître dans les souffrances ; en sorte que, dépouillé de tout l'appareil de la grandeur humaine , vous avez paru plus grand. L'exil, la captivité, ont été pour vous comme les degrés par lesquels vous vous êtes élevé au-dessus des autres hommes. Dans toute cette période , où vous avez disparu de la capitale de votre Empire, votre image vénérable n'en a que plus vivement frappé nos âmes.

J'exprimerai ma pensée toute entière, et je mettrai a vous louer le même courage que vous avez mis à bien faire. Vous avez sauvé , autant qu'il a été en vous , non-seulement les droits de l'Eglise , mais l'honneur cle l'Europe. Tandis qu'une puissance inouie dans l'univers accablait toutes les autres, vous avez constamment paru devant elle

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