‹ Œuvres de M. Maillet-Lacoste, ancien élève de l'École polytechnique, professeur de rhétorique au Collége royale de Rouen, membre des Académies du Gard et de RouenChapitre 3 sur 47 · XX · texte numérisé non relu

XX

sont toujours les plus décisifs. J'avouerai doue que rien ne m'a distrait des tristes vérités renfermées dans ce discours sur la critique, comme la conduite des deux littérateurs , qui , sans aucun e relation avec moi, avaient parlé les premiers de quelques-uns de mes essais , l'un dans le journal de l'Empire du 8 mai 18 n ; l'autre dans plusieurs numéros du Mercure des années 181 1 et 1812. Si l'on peut me reprocher d'avoir trouvé plusieurs pages de ce discours dans la colère , je dois à ces deux écrivains d'en avoir trouvé quelques unes , au milieu de l'effusion des sentimens les plus affectueux. Il est tel passage où, lorsque je semblais n'exprimer qu'une vérité générale , j'exprimais ma reconnaissance. Les louanges que m'ont données ces deux écrivains , en m'ôtant , peut-être , le droit de les louer ici , m'imposent, au moins , le devoir de les nommer ; MM. Dussault (1) et Boufïlers.

J'allais nommer encore celui qui m'a fait con-

(1) L'auteur des annales Littéraires , ouvrage en 4 forts volumes in-80., imprimé chez Maradan.

jjgjjjjg^gg QQ

( xxj ) naître au premier des écrivains (i) , que je viens de désigner j qui, dans ces derniers temps, a surmonté ses souffrances pour me recommander au second (2) dans une lettre , brillante expression de son âme; et je l'aurais d'autant plus volontiers nommé , qu'il n'a plus aujourd'hui d'autre pouvoir que l'ascendant de ses qualités personnelles. Mais j'ai craint que ma reconnaissance ne fût pas d'accord avec sa modestie. J'ai craint d'offenser , par un tel hommage , l'homme qui n'a pas voulu Jusqu'ici, communiquer au public une seule ligne de ces nombreux manuscrits , sur lesquels j'ai entendule premier de ces deux grands écrivains s'exprimer avec admiration. Avec tant de titres et tant d'indifférence , tout ensemble , pour la gloire , il sera le premier , peut-être , à condamner la publication d'un si faible recueil. C'est cependant à lui que j'ose le dédier.

(r) M. de Fontanes. Le résultat de cette recommandation a été pour l'auteur l'entrée dans l'Université , parla chaire de rhétorique, au Lycée de Nice, en 1812,

(2) M. de Chateaubriand.

WTtTÉ-hTiHTiTiTi^TiTiTiTiTiyiVrÉ

^^^f^. »lim>^ ~». <

Page 1