I. III, c
3 Nithard., I. Ill,c. 3. Sequnna , mirobile diclu !... repenti* acre serrno tomesccre cœpit.
5 Id., I. I,C. 3. Pcreontari... si rcs publie.! ci rcsliluerctur, an ram rrigere ac fovere velk-t , maximèque cultum divinum.
4 Id., I. IV, c. 1. Palàm illos perconlati tant... an secnndûm Dei voluutatem repère voluissent. Respondentibus... se velle... aiunt : « Et aucloritatc divin/» ut illud suscipiatis , et secundum Dei voluntalem illud rcgatis mouemus, liurtaraur atque præcipimus. ■>
9 Id.,ibid.,c,3. Solilo mure ad episcopos sacerdolcsque rem referuot. Quibus ciim (indique ut pax inter illos lieret melius vidcrctur, consent mut , Irgatos convocant, postulata concedunt.
•Id., I. III, e.l.
7 Id., ib.,c. t.— Avant de quitter Angcrs(875), Charles le Chauve voulut assister aux cérémonies que tirent 1rs Angevins à leur rentrée dans la ville, pour remettre
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laïques; celui de kiersy (837) confère aux curés un droit d'inquisition contre tous les malfaiteurs9. Celle législation tout ecclésiastique prescrit, (tour remède aux troubles et aux brigandages qui désolaient le royaume, des serments sur les reliques, que prêteront les hommes libres et les cenleniers. Elle recommande les brigands aux instructions épisco* pales, et les menace, s’ils persistent, de les frapper du glaive spirituel de l'excommunication <0.
Les maîtres du pays étaient donc les évoques. Le vrai roi, le vrai pape de la France, élail le fameux Hincmar, archevêque de Reims. II était né dans le nord de la Gaule, mais Aquitain d'origine, parent de saint Guillaume de Toulouse, et de ce Bernard, favori de Judith, dont on croyait que Charles était le (ils. Personne ne contribua davantage à l’élévation de Charles, cl n 'exerça plus d'autorité en son nom dans les premières années. C'est Hincmar qui, à la tète du clergé de France, semble avoir empêché Louis le Germanique de s’établir dans la Ncustrie et dans l'Aquitaine où les grands l'appelaient. Louis ayant envahi le royaume de Charles en 889, le concile de Metz lui envoya trois députés pour lui offrir l'indulgence de l’Église, pourvu qu’il rachetât, par une pénitence proportionnée , le péché qu'il avait commis, en envahissant le royaumo de son frère, et en l'exposant aux ravages de son armée. Hincmar était à la tête de celle députation. » Le roi Louis, dirent les évêques à leur retour au concile, nous donna audience à Worms, le 4 juin, et il nous dit : Je veux vous prier, si je vous ai offensés eu aucune chose , de vouloir bien me le |>ardonncr, pour que je puisse ensuite parler en sûreté avec vous. A cela liinemar, qui était placé le premier à sa gauche , répondit : Notre affaire
«tans tes châsses «l'argent qu'ils avaieut emportées, les corps «le saint Aubin et de saint Lézin. Annal. Bcrtin., ap. Scr. fr., VU, 1 17.
* C'est par erreur qu’un historien réceut a dit que ce pouvoir avait été transféré aux évéques exclusivement. Italuz., t. II, p.31, Capitul. Sparnac., nnn. 840, art. 20. Mîssos ex ut roque ordine... millatis...
» Capital. Car. Calvi ; ap. Scr. fr., VII, 630. lit unusquisque preshvter imhrevict in suâ parrocliià omnes malefaclores, etc., et eus extra ccclesiam faciat... Si se emendarc noluerint , ad episcopi præseutiam perducantur.
En 831, «Traité «l’alliance et de secours mutuel cuire les trois fila de Louis le Débonnaire, et pour faire poursuivre ceux <|ui fuiraient l'excommunication des évéquet d'un royaume à l'autre, ou emmèneraient une parente incestueuse, une religieuse, une femme mariée. •
Ibid... Si quis hoc Iransgressusfuerit.ecclesiastico auathemate ferialur.
— lr uy. aussi ta noie précédente.
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sera donc bientôt terminée, car nous venons justement vous offrir le pardon que vous nous demandez. ürimold, chapelain du roi, et l'évéqucTIiéodoric ayant fait à Hinemar quelque observation, il reprit : Vous n'avez rien fait contre moi qui ait laissé dans mon cœur une rancune condamnable; s’il en était autrement, je u'oserais m’approcher de l’autel pour offrir le sacrifice au Seigneur. — Grimold et les évêques Théodoric et Salomon adressèrent encore quelques mots à Hinemar, et Théodoric lui dit : — Faites ce dont le seigneur roi vous prie; pardonnez-lui. — A quoi Hinemar répondit : Pour ce qui ne regarde que moi et ina propre personne, je vous ai pardonné et je vous pardonne. Mais quant aux offeuses contre l'Église qui m'est commise, cl contre mon peuple, je puis seulement vous donner officieusement mes conseils, et vous offrir le secours de Dieu, pour que vous en obteniez l’absolution, si vous le voulez. — Alors les évêques s’écrièrent : Certainement il dit bien. — Tous nos frères s'étant trouvés unanimes à cet égard, et ne s'en étant jamais départis, ec fut toute l’indulgence qui lui fut accordée, et rien de plus... car nous attendions qu’il nous demandât conseil sur le salulqui lui était offert, et alors nous l’aurions conseille selon l’écrit dont nous étions porteurs; mais il nous répondit de son trône, qu’il ne s’occuperait point de cet écrit avant de s’être consulté avec scs évêques. •
Peu de temps après, un autre concile plus nombreux fut assemblé à Savonnièrcs, près de Toul, pour rétablir la paix entre les rois des Francs. Charles le Chauve s’adressa aux pères de ce concile (en 859), pour leur demander justice contre Wénilon, clerc de sa chapelle, qu'il avait fait archevêque de Sens, et qui cependant l’avait quitté pour embrasser le parti de Louis le Germanique. La plainte du roi des Français est remarquable par son Ion d'humiliLé. Après avoir récapitulé tous les bienfaits qu'il avait accordés à Wénilon, tous les engagements personnels de celui-ci, et toutes les preuves de son ingratitude et de son manque de foi , il ajoute : « D’après sa propre élection cl celle des autres évêques et des fidèles de notre royaume, qui exprimaient leur volonté, leur consentement par leurs acclamations, Wénilon, dans son propre diocèse, à l'église de Sainte-Croix d’Orléans, m’a consacré roi selon la tradition ecclésiastique, en présence des autres archevêques et des évêques; il
1 Baluz., Capitul., anu. 859, p. 127.
— Hinemar dit plus tard expressément qu’il a élu
Louis III. Hiuctuari, ad Ludov. III, epist. (ap. llincm. opp. II , 198) : Kgo cum collegis mcis et caetcris Dei ac progeuilormn veslrorum üdelibus, vos elegi ad
m'a oint du saint-chréine, il m'a donné le diadème et le sceptre royal, et il m’a fait monter sur le trône. Après celte consécration je ne devais être repoussé du trône, ou supplanté par personne, du moins sans avoir été entendu cl jugé par les évêques, par le ministère desquels j’ai été consacré comme roi. Ce sont eux qui sont nommés les trônes de la Divinité; Dieu repose sur eux, et par eux il rend ses jugements. Dans tous les temps j’ai etc prompt à me soumettre à leurs corrections paternelles, à leurs jugements castigatoires, et je le suis encore à présent 1 * . »
Le royaume de Ncustrie était réellement une république théocraliquc. Les évêques nourrissaient, soutenaient ce roi qu'ils avaient fait; ils lui permettaient de lever des soldats parmi leurs hommes; ils gouvernaient les choses de la guerre comme celles de la paix. •> Charles, dit l'annaliste de Saint- Berlin, avait annoncé qu'il irait au secours de Louis avec une armée telle qu'il avait pu la rassembler, levée en grande partie par les évêques *.» « Le roi, dit l’historien de l’église de Reims, chargeait l’archevèque Hinemar de toutes les affaires ecclésiastiques, et de plus, quand il fallait lever le peuple contre l’ennemi, c’ctait toujours a lui qu'il donnait celle mission, et aussitôt celui-ci, sur l’ordre du roi, convoquait les évêques cl les comtes 3. »
Le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel se trouvaient donc réunis dans les memes mains. Des évêques, magistrats et grands propriétaires, commandaient à ce triple litre. C’est dire assez que l'épiscopal allait devenir mondain et politique, et que l'État ne serait ni gouverné ni défendu. Deux événements brisèrent ce faible et léthargique gouvernement , sous lequel le monde fatigué eut pu s’endormir. D'une part, l’esprit humain réclama en sens divers contre le despotisme spirituel de l'Église; de l'autre, les incursions des Norlhmans obligèrent les évêques à résigner, au moins en partie, le pouvoir temporel à des mains plus capables de défendre le pays. La féodalité se fonda ; la philosophie scolastique fut au moins préparée.
La première querelle fut celle de l’Kucharislic; la seconde, celle de la Grâce cl de la Liberté ; d'abord la question divine, puis la question humaine ; c’est l’ordre nécessaire. Ainsi, Arius précède Pelage, et Bérenger Abailard. Ce fut au neuvième siècle le j panégyriste de Wala, l'abbé de Corbie, Pascase 1 Ratberl qui, le premier, enseigna d’une manière
j reginem regni , suL» conditione débitas leges scrvandi.
* Annal, Berlin., ami. 8G5, ap. Scr. fr., VII.
5 Frodoard., liist. Eccles. Remcnsis, ibid., 914... Sed et de populo in hostem convocando...