M. CHARLES LOYSON
Il est vrai, tu n'as paru qu'un instant sur la terre, mais pendant cet instant si court et si bien rempli, tu as cru à la sainteté de l'âme, à celle du devoir, à tout ce qui est beau, à tout ce qui est bien, et tu n'as cessé de nourrir dans ton cœur les seules espérances qui ne trompent point. Ta vie a été pure, ta mort chrétienne. J'ai besoin de me souvenir que c'est là Tunique éloge que ta pieuse modestie voulut recevoir. Mon silence est la dernière preuve de mon dévouement. le meilleur des tils et des frères, le plus sûr des amis, noble esprit, âme tendre, jeune sage, combien ne faut-Il pas que ton ombre m'impose, pour arrêter ainsi le cri de mon cœur et de mes plus chers sentiments!
Encore un mot, mon cher Loyson. J'ai la confiance que tu as été jusqu'à la fin fidèle à l'amitié, et qu'à tes derniers instants, où nos consolations te manquèrent, tu n'as pas cessé de croire que tu avais été et seras toujours présent à ceux qui te connaissaient, et particulièrement à celui auquel tu aurais du survivre, et que tu n'attendras pas longtemps ^
' On trouvera une notice détaillée ëur H. Loyson , de la main de M. Patin» dans un recueil périodique auquel i)s travaillaient tous deux» Le lycée^ t. Y, p. 63-72. M. Loyson avait d^à publié, quoique jeune encore, de nombreuses poésies, des articles de critique littéraire, et des écrits politiques qui mériteraient d'être réunis, et qui soutiendraient honorablement sa mémoire, môme parmi ceux qui ne l'ont pas connu.
DISCOURS
PBONONGÉ