M. F ARC Y
à la mort comme à la vie, et qui , sitiis aucun doule, ne manque pas plus à Tâme des héros qu'à ce brin de paille que tout transforme et rien ne détruit. Ici bas la patrie a recueilli ton nom ; il est inscrit sur les. murs du Panthéon, attaché à r un des plus grands événements deThistoire; longtemps il fera battre les cœurs généreux ; longtemps les braves le répéteront et l'apprendront à leurs enfants. Qui sait si trente années de travaux pénibles Toussent conduit à un aussi grand résultat? L'âge mûr ne tient pas toujours les promesses de la jeunesse ; la vie a ses distractions (pli souvent ont enlevé à la gloire les plus heureux génies. Aujourd'hui, rien ne peut te ravir l'immortalité que t'a donnée une heure d'une énergie divine. Que cette heure soit donc bénie 1 Encore une fois, Farcy, nous te pleurons, nous ne te plaignons pas.
Espérons que la France de 1830, après une crise né^ oessaire et féconde, poursuivra paisiblement ses nobles destinées, et retrouvera en Europe le rang qui lui appartient par l'énergie et la modération de l'esprit public, par l'expérience et la sagesse du prince que nous avons mis à noire tète, par la sympathie des peuples et la prudence des rois. Mais s'il en était autrement, si de mauvais jours re- 'VraaieDt pour la France, si les factions ou si l'étranger, ^puyé sur elles, venaient ternir ou arrêter notre belle ré- X^lution, c'est alors, Fârcy, que tes amis se souviendront ^ toiy et que ton sang versé pour la patrie parleia à tous ^96ax qui sont dignes de l'entendre. Alors comme aujourd'hui en souffrant ou en tombant pour la France , nous lépéteronç avec amour : honneur à Farcy I Vive la France ^ !
* Noos avons aussi dédié à la mémoire de M. Farcy la traduction des lois, t. VIII des œuvres de Platon.
DISCOURS
PROROMCÉ '