‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 15 sur 63 · AUX FUNÉRAILLES DE M. POISSON · texte numérisé non relu

AUX FUNÉRAILLES DE M. POISSON

PAR LE MimSTRI DE L*IRBnUCn01l PURUQUE,

AU NOM DU CONSEIL ROYAL, Le 30 avril 1840.

J'aurais cru manquer à mes devoirs, si je n'étais venu moi-même dire un dernier adieu à Tun de mes plus illustres confrères de Flnslitut et de TUniversilé.

Nous avons perdu, Messieurs, le premier g(>omètre (le l'Europe. Ce tilre n'était plus disputt' à M. Poisson depub la mort de Laplace et de Fourier. M. Poisson ap|>artenait à cette grandt^ école de mathématiciens, qui reconnaît pour chefs dans les temps modernes Galilée et Newton, pour qui le calcul n'est (|u'un instrument, et dont l'objet est b découverte des lois de la nature. M. Poisson est le disciplf direct et l'héritier de Laplace. Son nom demeurera attaché à une foule d'écrits où les problèmes les plus difDciles de la physique matiK'matique sont abordés avec la méthode la plus rigoureuse, |H)ursui\ is sous toutes leurs fa-

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