‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 46 sur 63 · DE LA MÊME PRINCESSE A LA MÊME · texte numérisé non relu

DE LA MÊME PRINCESSE A LA MÊME

Du Bouchet, ce 29 mai.

« Je suis si obligée à faire les petites choses que je fais |K)ur essayer de vous servir, ({ue je suis vraiment honteuse quand vous m'en remerciez, et ce m'est un si grand honneur d'être unie à une si sainte communauté que la votre, €t à une si sainte cause que celle qui a attiré la persécution sur elle, qu'il me semble i\\i\m doit plutôt se réjouir avec moi (fuand je puis paroître au nombre de vos amis par de

' Depuis duc de liOngueville.

* N'est pas dans Villefore.

^4 FRAGMEYrS UTTÉEAIRES.

petits offices que me remercier de œ qii6 j'essaje de vw les rendre. C'est pourquoi, ma ch^ Mère» je tous suppHb de ne plus me traiter ainsi et de me r^purder désonniii comme un membre de votre corps, quoique je son trèsindigne d'une qualité que je mérite si peu en un sens, si m n'est par mon affection très-sincère pour totre sainte ttyÀ* son et pour votre personne. J'espère que je vous tenii bientôt si cela ne vous incommode point, eomme vous k direz sans façon à Hilaire,qui m'en rendra eompteà Parift; mais si vous voulez bien conunencer à me regarder cdamÉ une de vos filles, j'ose espérer que vous ne vous inoomiM^ derez point pour moi. d

DE LA MÊME PfUNCESSB k LA HtU K

Ce 10 juin.

«Je vous dois tout ce que je puis flaire pour vous, machèia Mère, ainsi vous ne devez jamais me remerdeir de rien. Je suis pourtant ravie de votre reconnoissance puisqu'elle excitera votre chiite el votre amitié pour moi, qui me sont si nécessaires et si précieuses que rien ne me doit plus réjouir que leur augmentation. Il ne tiendra pas à moi que je ne vous voie bientôt, mais je ne vous puis dire quand. Je mande les raisons de mon incertitude à mademoiselle de Vertus.

Mes compliments à nos mères, s'il vous plaît. »

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