‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 45 sur 63 · DE LA MÊMB PRINCESSE A LA MÊME · texte numérisé non relu

DE LA MÊMB PRINCESSE A LA MÊME

Ce 15 février 1669.

Ma très-chère Mère,

(( La joie que m'a causée la paix de l'Église n'a poini el^ entière tant que votre maison n'y a pas participé. Ce>\ pourquoi je puis dire que ce n'est que depuis les nouvelles que M' Tévéque de Meaux me manda hier que je re^us

' Villefore donne cette phrase.

' Ce ne peut être la grande madame Angélique Arnauld, car elle est morte le 10 août 1661 ; il s'agit évidemment de la mère Angélique de Saint-Jean Amauld d'Andilly, à laquelle la duchesse de Longueville écrivit plus tard, comme nous le verrons, lorsqu'elle fut élue abbesse en 1678.

* Il est probable qu'il s'agit de la mère Madeleine de Saiot- Agnès de Ligny, qui Ait élue abbesse en 1661, et demeura abbesse sans nouvelle élection pendant la persécution jusqu'en 1669.

* Villefore donne celte lettre.

une satisfoction toute pure de cet heureux commencement dont la miséricorde de Dieu a favorisé son Église. Je le loue de tout mon cœur de ce (|u'il vous a donné la force de souffrir pour la justice, et de ce qu'il met une heureuse fin aux souffrances dont vous avez édifié tous ceux à qui il avait donné de Famour pour la vérité. Comme personne n'en a élé plus touché que moi tant ({u'elles ont duré, personne aussi n'apprend votre délivrance avec plus de consolation. Je suis persuadée que vous me faites la grâce de n'en pas douter, et que vous ne me refuserez pas celle de me continuer le secours de vos prières, afin que j'accomplisse plus fidèlement que je n'ai fait jusqu'ici la volonté de Dieu sur moi selon tous ses desseins et selon mes obligations. Vous voulez bien que cette lettre-icy soit pour toute votre communauté, mais en particulier pour la mère abbesse, la mère prieure et ma sœur Angéli(iue. Je leur demande à toutes, comme à vous, leurs prières pour mon fils le comte de Saint-Paul de Bourbon ^ »

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