‹ Œuvres de M. Villemain (volume 5)Chapitre 21 sur 23 · DE L'EMPEREUR JULIEN · texte numérisé non relu

DE L'EMPEREUR JULIEN

des soldats; ici la comparaison s'arrête : l'une des deux existences fut courte, moissonnée au milieu de sa tâche, après dix-huit mois de règne.

Frédéric remplit toute la carrière de la vie humaine , acheva ses desseins et jouit de sa gloire. On ne peut dire ce qu'eût essayé Julien par les armes et les lois. Il est à remarquer cependant qu'il était en lutte avec son siècle; que sa philosophie était rétrograde et stérile, tandis que la philosophie de Frédéric, malgré ses erreurs, se liait au progrès social, et n'excluait pas la liberté sans la vouloir. Julien fut persécuteur, quoique généreux ; Frédéric tolérant, parce qu'il était sceptique.

Julien, par une victoire d'un moment, et par une tentative insensée, précipita la ruine de l'ancien culte et des anciennes opinions ; Frédéric fut le créateur d'une puissance durable.

■*-g-«-S~8-*-S-8~? -S-8--8-S -e-g-8-8-8-* -g-* * 8"*-fr+-fr+**-*"ï-8"8 i

Page 1