FABLE CXX
LE TYRAN»ET LA V^]^LAGEOj:SE.
N pri^e qui n'aimoit^nl ne craignolt les dle^,, Étoit pourtant très*su|ih^sti1%ux» «^
Cette " bicarré inconséquence ^
Est plus commune qu'on ne pensey £t même aux esprits forts : on pourroit en citer. Sans faire ujd excès cfe méaxoire , if ombre de traits tous puisés dansiniiatoiref Mais Virions à c^lui qu« je veux raconter»
Une très-vieille femme habitjint un village « Auprès^ de Syracuse , offroi^dévot hommage Pour le {^ran. O Ae\ ! dîsojl-elle toujours , A notre méchant prince accordez de longs ipursf Et quelquefois t||ut haut faisoit cette prière. ^ Un courtisan pi^ hasard Tentendit^
* Bientôt au grince il la re4j|, »
Qui , commS 1^ , la trc^a singulière-.
Le villageoise est mandée à l'instant y*
Pour savot^ quel mdflOajrend s i^ téméraire.
On rinterrsge ; elle dit hardiment:
J'ai toujours du mensonge igyré le langage*^ ^
Seigneur , vous saureatfout sans nul déguisement..
J'ai connu votre aïeul* il ^toit très-méc^iant,^ Voire père^eAcor^avantage, Vous avez enrhé« sut eux; * •
Car nous somm^ se i^^eui^eaucdup plus malheureux:
• Si votre fils qui n'est ni 3oux ni sage. Voua succédanl^ éloît pire que vous^
De jrotre race enfiîn sui voit l'usage^ Il feudroit déserlgr , quêter ce beau rivage r
Hélas ! hélas , quedewep.drions-nous ?
A prier pour vos jours cette crainte m'engagev ^ ^
Si ma francl^se vous outrage^ ^
Ordonne» , je suis prêt?à »u4ir<votre loi.
— Je ne punirai poiift c4l aveu tropsîncère> Mais que de y oùs exigea votre roi,- Allez, allez, dévote mère, v ••
Prenez cetie bourse, ecpour mot Continuez toujours votre ardente prière*
FABLE CXXL
LE LION HOgRA^
j N vieux liorf disoit un Jour^ Mon fils, vous jAiire* bientôt de mt couronne^ Ma vie est on danger, chacun v«u^ fait sa cour r^ Quand un roi%4|>érit l'univers l'ab^donne, Je vais«voiis parler sans détour j , • Écoutez des avis que mon amSur vous dftine.
J'eus grand tort |£e choisit |K>ur ministre un renard JT *
J'ai découvert, et pçg: mMkeur trop tard,"v ' • Ses projets , ses compibts^ ses l^ahll artifices,. •
Ah , sf le scéléîlit m'pût dit la vérité,
' Je n'auroîS pas fait d'injustice^ • *
Et j'aurois la douceur de mourir regretté. ^
Efirayez ses ]larèils , que d'un traître il subisse
' î Leîupplîce. • * Mon fild> pour réparer tpm les xuuffe qu'iLa faïtS't,
Fourrencfre ytre règne h^u/eux autant qu'|iirgi^fe> Et rétaulr Tordre dans noatforêt^ *
Soyez tout à la fois sévère, Mn et juste ; ÏTappe]^ au «onseil que le vrai citoyen , Et 4ounez>Iui 1^ beau diwit de w>us dire D^s tous les cas : \fiouB faifis mal ou bien, Pouif assurer la gloire où yotift ccSur aspire , £t que pour vous, hefa^ ! en mourant je désire.
Il vote ^ste eneor un moyen :
Bannissez sans retour , même ayant <fùe j'e^ire-. Tous ices animaux malfaisans , Ces loups avides et méchans , , '
Smgpf , renards foû'purs préts^ tromper }e# grands , Bt vous verrez bientôt refleurir votre empire.
FABE?E*CXXIL
L'HOMME ^ERTUETTÎ K.T;^L'nOMME » ^ ^VJ^CIEUX.*"
OU , je né puis sAifinr tes goûts , toif caraetèrey
l^isoit un nehg avare, injjaate , sanguînaife ,
Au mortel le plus doux et le plus bienfaisant*,
^ Bref aua#i bon quel'aufre étoït «éthanf.
Je*8uis ravi df^ te déplaire ,^
Répond l'honnête homme à Fins^nf; * ,
Oi|ii, c'est prouver que de toi je difi^re- ,
Ta haine enfin me ren<^it glorieux
Si^ n'avois des ^yers ^ aes^caprice§ ;
Hais en voyant tbnlot le mien me s^ble h\n]^ux.-
Qui n'a q^ des défauts cfoit rendre grâce «ix cieux^
Car a pouvonmvpirdey vices»