‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 101 sur 177 · FABLE CXXIII · texte numérisé non relu

FABLE CXXIII

X'ABAIGSPEB, LA CHAlTVB-SQMJ ft IS^

BT L'-ABEILLB.

jVE chauvg-souris-/ ver« le soir voltigeant , D'une araignée empg^ta tout ^ouvrage ; I^ïleJse grdhda., s'en plaignit aigremen?.

Je fl^ei^pasle dessein de y^us faire uif outrage >> Lui répendit * ;^ li'oiseau de nuit.

Je me souviens encor que }e fus votre |m(e , £n habitant la Grèce » hélas ! notre j^atrie >.

Que je regretterai toujours!

Un^ aheMle égarée entencUMt ré discours ^ La Grèce y ainsi qu'à yous^eifr dit-elle , m'ost chère 3; BUe sera sans fin Pobjet de dton anàlbur.

Je reverrai bient6(?^îaph A , Naxe, Cythèré; Je suis eu mont "^metief^) où fai reçu le jour ; Je me nourris des fleurs de ce charmant 3éj9lbr| Bt c^'est là que j'appris votre fatale hj^tofte : Pour l'exemple chacun la raconte à son tour* *

Elle n'est pas à voïre gloire^ •

J«^ou8 l'avoûrai Franchement. •

Vous , Artf hné (**) ,. dite8-nioi*doncii|^nm^nt .Vous osiez tenir tête à Minerve î^^mmorteyf ! . . • Disputer l'adresse avec elle ! .... * «p^.

(*) Hymette, ikontagne delà Grèrîeoivsertcueilloit le meilleur niel. ' ^

(^) Cilèbre brodeuse. Elle ebf l'audn^ de dÂpater d'a*^ . dresse ayec ttîneire , qui , pour l'en fiair . la -Changea; cob araignée. * #- ^*

£t , vous, Alcithoé [*), rgus-tnéprislez les dîeiiK

Que dans ce pays on révère ?

Il faut les respecter en tout temps , en tons lieu^. Il faut , où les aimer, ou craincÉre leur colère.

Godl^nezque vous aviez tort, L*iine d*ôtre orgueilleuse, et Vautre d'être impie. D'un malheureux destin votre faute est suivie ; Je vous plains 5 ipais chacune a mérité son sort.

FABLC C:&XIV. ^

L'ÉPAGNEUL ET«JUE GRIClON.

Uaîïs le coin d\in foye¥, en rustiqiie maison ^ Un grillon s'établit^ c'est tiuujoura son usage •* Pour se mettre à l'abri de ^a Imide saison.

Il vivoit fort heureux ^tis «on petit mténage ; Les maîtres du logis l'aimoieq^de t«it leur cœur^ De son séjour chez eux ils tiroient bOn pr&ag^t L'homme Ipnple au grillon attache le bonheur.

Bien chftutt^nxent^ sans soucis , sans aifaijre , L'inseq^e en s'amusant fredonnoit quelquefois ; Comme un autre en musique H 4voit sa manière. Un épagneul méchant, ennuyé •de sa voix, . % Jaloux de soaàplaisir^se met un jour ex^ète

De déloger cett^inocente bête , En grattanh en .jappant, restant près d'elle en quête* Fatigifté de^n bruit, le grillon dit au chien,

Sans 8€>mr de son domicile: ^ Les pénates du liet^^'accordent cet asile ;

• {*) AlcIthQ^, pduHaToir mégriséles fètes«4e Bacchus , fur métamorphosée eivcn.auve-sqptf 15. -^

Xn trouMant son repos tu perds' aussi le tien; Je ne te fais point tort, je ne* demande riea

Que de re^r ici tranquille. • i 4^

Du mal que tu me'v^ux tu II repentiraa»

Si près cHk feiU|tu grilleras :

^'injustice so^iVent s'attire du dommage* Tandis qu'if^Iébitdtt celte véril#-là» * Du. chien la lelle^qyeue^n enti^ se brûla;

Ce fut alor^autre tapage^ IMCais notre bon reclu» fut paisible en son trcii*

II ^l'e^ qu'un méchant gu, qu'un fou

Qui puisse tourmenter le

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