FABLE CXXVIII
LE BfflTJF ET LlE'ptîCHOISr.
Xje bduf et le cochon alloiênt de compagnie
Tristenwnt à la boucherie , ^
L'un ^ Pcilutre bien gras. J^es hommes ont grand soin
De tous ceux dont ils ont besoin.
Lejbœuf ne cessoit ^as de gronder, de se plaindre. Et disoît au cochon , ne pouyanPse contraindre , Vous étiez destiné de tout lents à la «lort , * Vous n'étiez bon à rien , moi , j^ai rendu service Et me faire mourir c'est horribie mjusiicey
Je méritois un autre sort :
Les humains sont ingrats , ce fut toujours leurt tort« Son compagnon repart , le lâche ! mets des bornes
à tDn chagrin ^ et n« t'en prends qu'à toi* . Si le ciel m'e^t donné les forces et tes cornes L'homme n'auroit osé mett^^ la main sui^moî '
Et quftl intérêt |»eut on prendre."* • A celuî-quî se plaint au lieu de se 'défendre ! 4
LE« DEUX TOUrArB AUX *
^^uEiabruit, quels cris dkns ce bocage!
Dîsolentdeus^constanrtourter^ux « ,
Pçsés siy: le même feuillage. ••
Vois-tu , mon cher , tous ces oiseaux Se battre* se plume];, presqiiCTs'arracher l'aile ; !Et c'est toujours sur la paurre femelle #
Que les méchans portent les plus grands coups» Ne la plains pas , car elle est infidelle , Kepart l^i^tourtereau ; fe ne suis point jak>uz. Bien c]|éri de ma tourterelle. ^ Si ces oiseffix s'aimoient ainsi queiious , i Ils seroient tous heureux, et yivroien^saQS ^kierelle: Mais, hélas! aujourd'hui, la femme ou bien l'époux, Bit, voyant notre amour : O l'eumiyeuxtiodÀlSl
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