‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 103 sur 177 · VIEILLARD · texte numérisé non relu

VIEILLARD

U N homme vain étalait avec iaâtéf * Ses vertus , ses talens , 8Ui:^ut sa probité 9 Enjin detlpn m^r^e il ètoit enchanta ^

Un autre homme avec lui foithoiron vrai contraste: Cétoit uu franc Ta^^iifê au visage serein ,

Au^i-egard iayix , au ton bénin ; * A nombrer ses défaut^ Se déprimant sans cesse'. Se fiattant^'oiï n'en crbirpin'ien , Il mettait toute son adresse.^ 4

Un bon vieillard écoutant leujw propos, Ea souriant , leur adress Aes^mots :

Par 4bs cnexDJLos diyers la vanité votu toène^

Croyez-moi donc, ne passel plus* Te temp»

A vouloir tous les deux en imposer aux gens -, Vous êtes de^né9 , vous perdez votre pêi^e. '

Ecoutez : depuis deux mille ans, Du plus grai^d plii|d«oplie (^ on nous ci^e un pasSagf

Qui défend déparier de soi.

Pour tous ses^sectateurs c'étpit devenu loi j ^ Et voici la raison de ce fameux adage :

Du ]bien qu'dft dit de soi chacun retranchera 9 Mais au mal qu'on en dit chacun ajout^rar

•FABLE CXXTII.

JJL RA^IIBfl ET LE*«QRBEAU.

1j£ ramier disoit au cqrBeai; :

Tu ne verras donc p)us cette bonhe corneillr . Qui te Iqgeoit l'hiver au creipc de^^on ormeau » £t l'été sous l'aVi de son épais ramejiu ^ Qifi ne radota jpoinjt qupiqi^eUe soit bien vieiUe^

Et q|2i t'atmoit d'amifîé ^^j^^ pareille,?

«-«Je ne vais plus chez elle et sans savoir poarquQ»» -^Mais je te le dirai de la meill^re foi :

'"[Tu n'en reçuS que soins et politesse; Bt tu lui répondis l'autre jour devant moi,

A propos d'un mot de teadres^, At'ec beaucoup d'hiAieur et même de rudesse* £nfin d'un bon ami Voilà ôQ^vent le sort :

De le quitter, de le fuir on se presse

Sitôt qu'avec lui l'on a tojrt. -,

(^) Confucius , législ^ateur des Chinois.

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