LA COLOMBE ET LÉ MOINEAU
V eus pleurez donc toujours le défunt, ceb époux Dont on ne vit jamais le pareil selon vous ?
Mon enfant, cela n'est pas sage, Disoit à la colombe un étourdi moineau.
A vous Toir on croiroit, vraiment qu'en ce bocage
Tout est mort , qu'il n'est plus d'oiseau.
Bannissez de votre pensée
Une. félicité passée.
Jeune et tendre pigeon saurait vous consoler* — jNon , tels propos ne font que désoler :
"Va chercher tes pareils bien loin de mon feuillage'r Oublier et changer , voilà de beaux secrets I Ah ! le conseil de tout oiseau volage
I^e peut qu'augmei^ter mes regrets»
( ï6o 5 FABLE CXLVIIL
LES DEtTX GRECS.
N AtJîénîen ver tuecuc A quelques citoyens dit un jour sans iny^tëre; J'ai des neveux , je leur tiens lieu de père ,
Et je voudrois les rendre heureux JDeafruits démon labeur et de nton industrie; Ils comniLercent à Magnésie (*) , Mais je miis trop foible , tràp vieux.
Pour m'ëloignerde ma patrie.
Je voudrois donc rencontrer niiaintenant Un voyageiir bien honnête homme , Q'ui«fle chaxgeÂt demoti argent Et daais leurs mains remîtlasomme^ Fhanor , devantlequefTicaon disoitcela.
Lui répondit r ordonnei: , me voilà ^rèt àpartirjuStezBent'pouf la ville Il Où vos .parettS^fiitent lewdomicile >
1 Et de vos dons bientôtjouiront vos meveux.
Je le promets , Timon, j'§p jure par nos dieusr
EbTcms pouvez être -tranquille.
' — Oh ! dîun tfépèt je Veux f éviter l'enlbarras* Fhauon,. tu t'es moqué cciit fois de ma croyance ; Pour tes amis , pour toi , c'est- pure extravagance. Quoi! jurer par les dieux auxquels tu néctols pas:l Sais-tu ce que l'on doit inspirer dans oe cast Le mépris et la défiance.
Adieu , tu peux aller touflïe'ce pas Avec tes bons amis rire de ma prudence.
(*j Ville de Tliessalie.