‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 122 sur 177 · LA VACHE ET LE MULET · texte numérisé non relu

LA VACHE ET LE MULET

-Lf EPX7IS du temps, seule en bon pâturage y Une vache paissoit tranquille «fans son eoîn; Un mulet quelquefois traversoit ce pacage:

Et pourquoi des troupeaux étos-vous donc si loin. Lui disoit-il un jour? Cestune triste vie D'être matin et soir saus>nulle compagnie.

— Non, je connois le monde et sais bien m'en passer; Si tu le vois souvent tu pourras If en lasser. De ce troupeau nombreux rien nesauroitme plaire t

' lie cheval est fier, dédaigneuK; Tous les moutons sont ennuyeux; L'âne est sot y et ae eaît que^braiiw

Qu'il aoit- OU' chagrin , ou joyeux ; Il faudroit rassommer , s'il n'étoitnécessaire. Le courageux taureau parfois est arrogant ;

Brusque , inconstante , et toujours ravageant,

La chèvre par sa pétulance

Excite mon impatience ;

Et le bœuf est triste et pesant.

La crainte de Tennui me rend l'humeur sauvage, £t rester seule aux champs me convient davantage. Le mulet lui repart , et d'un air mécontent : Chacun a ses défauts, n'avfz-vjot|» pas les vôtres f Adieu, plus- d'entretien dé^nnais avec*ttoi:

Quand on méprbe tant les autr»".

Il est clair que Von xiViigae et n'estime que soi.

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