LES DEUX VIEILLARDS
J-/EUX vieillards assis à l'ombrage Devîsoient sur plus d'un objets Des nids d'oiseaux suspendus au feuillage Pe leurs réflexions devinrent le sujet.
Pinsons, linottes, hirondelles ^ Kossignols, fauvettes , moineaux,.
A peine éclos , Tous essayoient déjà leurs ailes , Déjà vouloient courir les champs.
Un de nos vieux , qui les regardoit faire-, > ' En soupirant disoità son confrère:
Oh ! les cruels ! Oh ! les maudits enfan» l
Qu'ils sont'îngrats ! Ils vont quitter leur m^re; Dans quelques jours un peu:plu8 grands , Us oublîrcmt lessoÎQS de leurs tendres pareus ; A quoi sert à oeux-ci d'avoir progéniture ?
L'ingratitude , hélas ! est doQc dausla nature ? Mais , dit l'autre yieiUard? chez tous les animaux On agit comme ces oiseaux ; L'un va chercher sa nourriture , L'autre suit .un BMrL, l'autre iguetteun amant.
Chacun y fuit les yieux en grandissant; Plaisir de liberté c'est tout ce que l'on aime. Votre humeur sur ce poii7| semble Itors de saison r Bien souvent parmi nous n'en Êiit-on pas de même T Et l'on vante pourtantson cœur et sa raison.
— Ah ! voUà le sujet de ma tristesse extsême t Je suispèreet faisois cette eomparaison.
FABLE CLIIL