‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 145 sur 177 · POUR SOPHIE · texte numérisé non relu

POUR SOPHIE

i^UAND je VOIS cette aimable enfant Cares^r , adorer sa mère , De cette fille , et tendre et chère , Je voudrois être la maman.

Au récit de quelque malheur Qui toujours attendrit Sophie, Elle fait palpiter mon cœur , Je voudrois être son amie.

Si je peins êon. minois charmanf , Et son maintien modeste et sage.

Je maudis mon sexe , mon âge , Et voudrQÎ^ être sou amant.

CHANSON

Air .* Au fond d'un bois soUtaim i Ov : Que ne suis-je lajbugbre?

E vpuloîs faire un mystère A Daphnis de mon amour j J*avoi3 juré de me taire S'il me trouvoit seule un Jour* Il découvrit ma retraite , De sa flamme il m'assura ; Hélas I )e restai muette ,

Hais mon cœur en soupira»

Quoi ! dit-il; de ma constance L'indifférence est le prix I Par une étern^le absence J'éviterai tes mépris.

Pour mieux cacher ma ten4re8se| Que son chagrin redoubla , Je baissois les yeux sans cesse | Ilfais une larme en coula*

Ah ! tu n'es pas insensible > Dit Daphnis avec transport f Te quitter n'est plus possible ; Sois l'arbitre de mon sort.

Moi , je n'osois trop lui dire Que son aveu me charmoit ; Il m'échappe un doux sourire Qui révèle mon secret;

M«VI«VWVV^A<VVVVVVV^/VVVVVVV«VV«\WV^\^AAftlMVM«VIAMAAAA«AVVVVVVV\%\VVVV>^

POESIES

DE

MADAME DE LA FER

Page 1