REGRETS D'UNE BERGÈRE
SXAN.CES.
i^oN, je n'aime pluâ le printemps.
Cette saison pleine de charmes Kamëne en moi des sentimens , Qui me coûtent toujours des larmes.
Tout parle d'amours , de désirs , Jusqu'aux oiseaux dans leur ramage 5 Et moi , je n'ai pour tout langage Que les plaintes et les soupirs.
Dans le yallon , sur la moUtagiie , Quand je commence à sommeiller f ■* JjC tourtereau vwAt m'éveiller En roucoulant pour sa compagne»
la gaîté de chaque pasteur Me rend I^umeui triste et sauvage jËt deë bergères le bonheur M'importune encor dayantage.
Je- pense, en voyant aoas Formeatt Sauter , folâtrer la' jeunesse, QueDaphnis ayoit phu< d'adresse fit dansoit le mieux du hameau.
BaiM les bois où tout m'înqui^te Lorsque je crains de m'égarer.
Je me souviens que sa houlette Suffisoit^ pour me rassurer.
Je comptois avec allégresse Tous les trésors démon yetger ; Eh , que m'importe ma richesse ?
Je ne peux plus la piartager.
Ah ! siDaphnis vivoit encore, Si cet objet de Inès amours ' Pouvoit sentir que je l'adore, Printemps , tu me plairois toujours l
Hélas ! pour prix de la constance Qui jend mon sort si rigoureux , Je ne demande plus aux dieux Que la mort ou rindiPrence.
CHANSON