‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 155 sur 177 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

urf V occasion du reproche qu'on faîsoitSi, V auteur de n'aifoir pas fait de poésie dét^ote*

Il faut tout le' feu du génie Pour chanter avec majesté Des cieux la divine harmonie»

De l'espace l'immensité , De Dieu la puissance infinie , Et sa justice et sa bonté ; Pour célébrer l'Être Suprême Il faut qu'il inspire lui-^même :

Peu de mortels l'ont mérité.

«De lui j'obtins un cœur tendre, sincère ; Dès le matin , quand son flambeau m'éclaire I>e ce cnur il reçoit l'hommage chaque jour 5

Et c'est à Dieu seul que peut plaine^ Lle^ressLOti de mon amour.

Baigne , daigne agréer mes ardentes prières t Ah ! reconnois ma foi dans ma simplicité ^ J'adore tes déci'ets , j'adore ies mystères ; J'en respectai toujours la sainte obscurité.

Préserve-moi , gcand Dieu ! des monstres sanguinaii^i Qoi^ chérissent le crime, abjurent la raison !

Garantis-moi des langues téméraires

Qui de Terreur distillent le poison !

Bientôt mon âme^ hélas ? q^uittera sa demeure'. L'heure sonne.... et peut-être est-ce ma dernière heuref.. Je tremble.... je frémis au mot d'éternité.... Tbï qui seras nion juge, ab ! n'es- tu pas mon pènef... Oppose ta^clémence à ma fragilité.

Je t'aime et je te crains , je gémis et f espère.

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