‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 165 sur 177 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Ai&: Je ne veux plus aimer ArmeKe»

la bonne phîlosophtier Je trouve des charmes puissans ^ Surtout au déclin de la vie Chantons ses plaisirs înnocens* Adiei} l'amour, la bergerie j Je ne parlerai plus d*amans.

Ah ! pour consoler mon vieil âge- De l'amitié que je chéris J'avois la chaleur, le langage,.

Mais on en méconnut le prix.

On est faux , oxt froid, ou vo^gc y Je ne parlerai plus d'amis.

Mais de la plus douce tendresse , Cher enfant , il ne tient qu'à toi De me faire éprouver l'ivresse i Cest de m'aimer de bonne foi.

Que ton cœur m'occupe sans cesse: «.

Je ne parlerai plua dé moi.

A MA FILLR

L^AULE pleureur que je plante à mon âge Semble me dire : ah T ce n'est pas pour toi; Non, mais ma fille aimera ton ombrage ,.

Après nra mQr4 fais>la songer à moi.

GarantU-la des dangers de Toi^ge, Sois son abri jusques en ses vieux jours.

Par le doux bruit de ton sintple feuillage Exprime lui que je l'aimai toujours.

Son cœur bientôt comprendra ce langage Que ton murmure annonce un beau matin.

En récompense , ou pour te rendre hommage Elle voudra t'arroser de sa main.

Si je reviens jamais du noir rivage Ah f garde- toi , ma fille , d'avoir peur r Si tu frémis , voyant ma sombre image Kappèle-toi ton amour et mon cœur.

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