‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 164 sur 177 · LES NOCES DU VILLAGE · texte numérisé non relu

LES NOCES DU VILLAGE

Ir AH ces nœuds qu'ott forme en tzemUa&t

Et qu'on profane «n plaisantant ,

Par ces saints no&uds de l'hymenée

Je viens d'unir la destinée De la tendre Lisette à celte de Lucas.

Bientôt j^eti terminé^ l'affaire ;

Point de soucis, nulenilMmras,

Quand il ne faut point de notaii««

Qu'a voient-ils besoin de contratà f Lisette pour tout bien aroitson innocence^ Quant à Lucas , il n*a ifautre opulence

Que l'appétît et la gaîté ^

Bras nerveux et forte s^nté.

Aussi , quand le soleil quittera l'hémisphèfe 9 Il se délassera des fatigues du jour

Dans les bras de sa lâénagèref Il dit que le repos n'est point fait pour l'amoUT, Qu'amour de ses travaux sera le doux salaire»

Regards exprimant le désir ,

Souris qui promet le plaisir ^

Voilà de Lucas la parure.

La fleur dea champs , présent de la nafùre ,

Qu'il alla cueillir le matin , De sa Lisette orne la chevelure^ Lucas l'attacha de sa main:

> Comptez encor hlanc'fupon , court et leste ,

Mouchoir trop clair pour hien cacher son seiu:^ fit sous le fin linon œil perçant et modeste; Ayec plaisir et sans beaucoup d'apprêts »

Da h^^uet je fis tous les frais :

IJ ne fallut ni Tokal., ni Champagne, Aucun des mets nouveaux par le luxe in venté; G^étoit le vrai festin de ce Bat de Campagne , Qu'Esope et La Fontaine ont tour à tour chanté. f Mes convives, Diçu sait ! rioient, faisoient tapage :

F Puis leur refrain étoit de hotre à ma santé :.

£t fillette qui veuttâter du mariage,.

^ Pour me bénir s'égosilloit , .

En lorgnant celui qu'elle aimoit..

Je partageois la. douce ivresse De tous ces pauvres, bonnes gens ; £t du fond de mon cœur je répétois sans cesser

Oh f soyez heureux., mes enfans , Et chérissez toujoufs votre tendre maîtresse !^.. îïous croyons qu'eni|>erdant et jeunesse et désirs ^ Il n*est plus npur nous de plaisirs :

Jfais quelles erreurs sont les nôtres !

« Pourquoi redouter nos vieux ans î ^ Ah ! faisons le bonheur des autres ».

lYousjouiroas dans tous les temps*.

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