A MES AMIS
(HT, ne célébrez plus ma fôte.
De roses et de lys ne parez point-ces lieux ; Leur parfum fait tourner ma tète , licur éclat fatigue mes yeux.
Vous connolssez et mes maux et mon âge Ab ! supprimez ce vœu pour ma santé l Puis- je en tirer quelque avantage ?
Depuis long-temps les cieux l'ont rejeté* N'allez pas m'offrir un hommage .
Aussi vrai que tendre et flatteur.
6ardee-vou& d'émouvoir mon cœur ,.
I7e me rappelez point le charme de la vie
Lorsqu'elle Ta m'être ravie.
De l'amitié sentiment enchanteur Il faut hélas ! oublier le bonheur :
Car ce vieillard qui court le monde Ravageant tout , contré qui chacun gronde'.
M'a dit en fb^anf Tautre jour :
Bientôt je serai de retour.
Par toi je dois finir ma ronde.
A PJERETT^.
La royez-vouis cette jeune Ferette , Aux pieds légers , quoique peu délicats , £n bavolet, en cheveux plats , En jupe simple , mais proprette f !Ëh bien I de ta pairvre fillette Je voudrois pour toujours assurer le bonheur; Ah ! qui m'a fait sentir le plaisir d'être aimée , A des droits sacrés sur mon cœur.
' Par sa naiVeté Perette m'a charmée.
En me versant du lait, salufaii^ liqueur.
Mon seul nectar, le soutien de ma viey Elle me dit, avec l'air de candeur, Qu'elle m'aimoit à la folie r Et puis , elle ajouta , d'un accent enchanteur f Si j'ai dit je vous aimé, excusez, je vous prie : Contre mdî si ce mot excitoit votre humeur I,..- Dans ce moment, quoique bien attendrie ^ Je ris de sa naïve peur ; Mais après , pour toujours, Perette en fut gu/érie.. O doux pouvoir du sentiment!
pepuîs cet aveu si touchant,
Tout ce qu'elle fait sait me plaire t
Elle a de l'esprit , des appas ; Mon potage est meilleur , et mon lait est plus gras^ Présenté par la main de- cette ménagère.
Perette, dans tes goûts, ne sois jamais légère; Si tes soins assidus ne se d^entent pas f Je te promets cette belle génisse.
Aussi blanche que mes agneaux c £t qu'on auroit jadis offerte çn sacrifice
Aux dieux protecteurs des humeaux| Je te promets^ encore une brebis choisie ,
Bt )Q pourrai même à ce dou
Ajouter ma chèvre chérie,
La plus féconde du canton.
Dans peu , ma gentille bergère y
Ton petit troupeau grossira , Et pour d'autres que moi ton cœur s'attendrira; Berger fidèle alors sera très-nécessaire :'
Tendre Perette, tu l'auras 5
Oui , de ma main tu recevras -<- <^
Pour berger , pour époux , l'amant le plus sincère» À
Qui connut l'amitié , sentira mieux l'amour.
Aime dwncta maîtresse , en attendant ce jour , <
Et ne crains jamais sa colère.
Si quelquefois tu pouvois me déplaire. De la froideur si je prenois le ton , Reviens , reviens , au mom^it même , Me dire encore t Je vous aime !
)SI ta faute | ma chèiip , obtiendra son pavdon^
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