‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 174 sur 177 · A LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

A LA CAMPAGNE

iN pu, non , la vieille»««f N'aime pluâ les ohaipp«^

Cest à la, i^unesse , Ce n'est qu'aux amanc »

Qui chantent sans cesse .

Plaisirs et tendresse ,

Achéïirlesbois,

Les prés » U fougère ; .

Alors tout sait plaire.

Pan de son hautbois

Soutenant la voix

De sa belle amie 9 ^

Ou , dans aea discours ^ Vantant les amours , L'un de ces beaux jouia ITavoît endormie.

Le plaisir me fuit, La douleur me suit ^ La fraîche dryade Je dois éditer.

Il faut redouter L'humide nayade. ^ Et jamais n'oser Venir reposer

Auprès du rivage,, Ni plus m'exposer,.

Au déclin de l'âge , A ces traits brillans.

Mais toujours brûlans P'un ciel sans nuage.

Lorsque le feuillage Et toutes les flieurs.

Se couvrent des pleun.

De l'aimable Aurore, Je vmidrois encore , Au riant matin.

Cueillir de ma main< La plus belle rose- A l'instant écloseé Je l'essaie en vain ;- Sa tige présenté A ma main tremblante^ Au lieu de la fleur.

Épine et douleur. La franche caresse

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Dont l0 souvent Flattoît sa maîtresse^ M'effraye à présent.

Ma mélancolie.

Dans sa rêverie , Ckerchoit la clarté De l'astre argenté ; Mais il luit à peine ^ Que l'ombra incertain© Et source d'erreur^ Me rend toute émue p Offrant à ma vue Fantôme et malheur t La foible vieillesse ^'est j.amais sans peur..

L'heureuse jeunesse Ne redoute rien > Ne sent qu'allégresse.

Et dit : Tout est bien.

Du même avantage Ne pouvant jouir , Adieu, plaine , ombrage Adieu , bon village Que j'ai su chérir & Je fixe à la ville Mon dernier asile.

Ah ! s'il faut mourir»

Et bientôt peut-être , Innocens moutons , Sur ces verts gazons Vous, que je fis paître j Oiseaux , bois et prés , iDe moi vous aurez %

O séjour c)iampêtre f Un profond soupir i Et penjs^t ma yie f Le doux souvenir D'une tendre amie.

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