‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 25 sur 177 · I4À NAISSANCE DU LIONCEAU · texte numérisé non relu

I4À NAISSANCE DU LIONCEAU

Hisp liRANT mettre fin à sa stérilité, Sa Majesté lionne entreprit maint voyage ,

Fit sans succès vœux et pèlerinage ; Enfin ne comptai^t pl^a avoir postérité.

Ayant presque passé la saison du bel âge, Fpoux y sujets, eUe<ttrpri^«

tSn mettant au monde un petit, jt'événementaux forêts retentit ^

Tous les courtisans s'assemblèrent ;

Tous (f une yoix délibérèrent

De complimenter le nouveau Lionceau ^

Le monarque lion , son père ,

Ainsi que $on auguste mère.

liC renard , comme adroit menteur , Futpréleré pour être2*orateuT.

t^ers la cour cheminant, iltrouye une géuisso

Qui, solitaire dans un pré,

Paissoit herbe et fleurs à «on gré s

Le ciel enfin nous est propice; Au bonhwir , lui dit-il, l'empire est destiné t Sans doute vous savez qu'un prince nous est né, Bt qu'au palais le roi veut qu'on s'en réjouisse. Venez donc ayec nous dans ce riant séjour.

Féliciter notre bon maître , !Et lliéritier charmant q|uf de lui vient de naîtrei

Moi , dit-elle , aller à la. cour/ Jamais on ne m'y voit, je n'y co];inois personne^

Moi , paroître en ce lieu ! Non , non ,

J'ai peur des griffés du lion ,

Je crains la dent de la lionne , £t je n'ai rien à dire à ce marmot d'enfant Qui nous fera trembler sitôt qu'A sera grand»

( 3o7 FABLE XXVI.-

tES DEUX HIBOUX ET LA FAUVETTE.

' u'iLS sont hideux ! oh , les vilains épeiix \ ;

Disoît tout haut la légère fauvette^ |

En voyant par -hasard ménage de hihoux

Qui le soir prenoit l'air près ^ cette indiscrète*. i

Cela ne peut s'aimer, ou je me troiùpe fort.

Vous parlez en franche coquette, Lui repart le mgVi , vous insultez à tort

Notre figure, et notre sort.

Ma pauvre enfant, votre erreur est extréme^iï'idélité, raison, valent hien les appas;

Et puis vous ne savez donc pas Que l'on n'est jamais laid pour l'ohjet qui nous aime.^

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