LE SINGE A ZA COUR DU LION
ÎLiV imitant tout ce qu^Iroyoit faire , Un singe a voit acquis grand nombre de talens|- 11 savoit tours de force et tours de gibecière >
Faisoit mille sauts différents , ^
Même écrivoit àsa manière.
JÈlevé dès l'enEance en très-bonne maison r
Mais se lassant de l'esclavage , Ayant brisé sa chaShe, il quitta sa prison , Begagna les forêts , puis un antre sauvage
Où résidoit un vieux Kon , Souverain absolu de ce vaste canton.
Il paroît à sa «mr, y plaît par son adresse^ Par son esprit, sa gaîté , sa souplesse;
Enfin les grades important
Deviennent bientôt son partage;
Car c'est partout un avantage
De savoir amuser les gens.
Pénétré de reconnoissance , Le singe composoit l'éloge de son roi.
De ses loisirs , hélas \ c'étoltle doux emploi. Aux chapitres: Bon cœur , justice ^ bienfaisance p Quand de sa majesté nouveau bien lui venoit ,
Jlajoqtoit, il ajoutait :
Mais chez les grands de chaque empire^
Qui peut amuser aujourdliui , Bientôt , dit-on ,. inspirera Fennui.
peureux qui sait cela seidement par otu-dîrel
De cabrioles dégoûté ,
Le roi ne yit plus que grimaces
Dans ce favori siYantè
Four son esprVt et pour ses grâces.
Le vieux despote enfin tour à tour le privait D'un titre, d'un lionneur, (Tun poste de finance^ Des chapitres cités: Justice , bienfaisance y De cet ë!U>ge écrit avec tant d^éloquence ,, Le singe en même temps retranohoit, retranchoit*. Un ours peu courtisan qui le regardoit faire , Et , pendant sa faveur , Vengageoit à se taire ,.-
Lui dit: Mon cher , ool a grand tort De célébrer un maître, et si vite et si fort, B.etenez donc ma maxime chérfe :
Servons-le bien pendant sa vie ,.
Ve le louons qu'après sa mort..