I.*. ' L faut toujours , dit-on , faire comme Ies*autresf
Si voqs n'avez leurs usages , leurs goûts y.
On blâmera bientôt les vôti^s
Et chacun se- rira dé vous. '
Eii'tous pays , aîn^i qu'en France , « ' y
Dj^rand monde c'est la propos ;
Mais ii n'est cru^ue parles sots , ' Ou par quelqu'un privé de tout^s^énenee: * Tel que ce camp9gpard qu'en ^s ver» j'introdufay. Qui sortant ddtges boi» 8'intr9duit dans Paris. 11 étoit jeune et bou;, doué de co^pjrfisance ,
Et sa fortune ikoit immense ,
Partant il eut nombred'ari«s. , Parasites gourmands vite luixonseiHèreot
D'avoir bonne maison, des fêtes, grands repas. Table ouverte aussitôt , vins et mets délicats.
lies élégans à Tenvi lui donnèrent L'exemple du jargon, des modes, des beaux airs r Leurs nouveaux goûts aux siens étant contraires , Il ne saisit que leurs travers , Croyant imiter ïeurs manières.
Les cartes et les dés , lui disoient les> joueurs , Sont le dbux passe-temps des riches , des seigneurs r Société sans jeu devient triste, importune :
L'innocent par le gamd*abord on amorça j
Une Laïs- , charmante brune , Convoitant ses trésors , d'un coup d'œil l'agaça
Et commença.
De ce pauvre hoiDtoe* l'infortune:
Et son meilleur ami , d'.une trempe commune Qiji'on rencontre ,. hélas ! trop souvent , liui gagne au jeu terre , contrats , argent.
Mon homme, tout en pleurs, revient à son-pillage , £t dit , en regrettant sa maisoli et ses chlimps :
Quoi ! j'ai passé deux de mes plusbefux ans A perdre mon bonheur, mes mœurs, mon héritstge î Ne suivant^ue mes goûts j'étais heureux et sage; £t me voilà malheureux aujourd'hui ! .
Maudit soit le fatal usage Qui nous fait imiter tous le$ vices cf autrui 1